Vernissage à la salle des « régates »,
Pléneuf-Val-André,
ce prochain 14 juillet 2015.
17h
(avant feux d’artifices sur toute la côte - effet de Manche - Mor Breizh)
Ne pas louper, merci !
Me ferait plaisir de partager ça.
Je vernis à tout va,
les plus beaux sourires (expressifs) de cette soirée.
Content d’exposer là, pas loin de mon refuge, un atelier à construire. Espace quasi neuf dans ma vie. A venir...
A construire et me rassembler, éléments puzzle dispersés et souvent cassées.
Salle des « Régates » sans gagnant ni perdant, jouer avec le vent la vague une vue, sur la mer qui m’a adopté. Malgré nombre défauts que je collectionne, adoption totale. Hier orphelin, aujourd'hui contre la Manche qui m'apaise. J'ai régaté et pratiqué l'opimist à Belle-ile (en mer). Travaillé à mes débuts au sein d'une coquille multinationale. J'ai plongé et connu le tragique à Erquy. Du sud au nord, un petit voyage de vie, pour venir m'échouer dans un nid d'ours, palmés.
Parce que longtemps
que je n’expose plus vraiment,
que je ne peins ou ne « bricole » du pQf presque plus,
cette étape prend à mes yeux mon cœur une place particulière.
Assommé, vertige, ennui. Le temps façon Goya qui me goinfre comme tous ses enfants. Sourd, embrouillé, perdu. Une étape pour poser, exposer, un temps, une mémoire, quelques travaux sur des murs.
Exposition avant autre chose, j’espère ? Du temps, de la disponibilité, de l’envie. Une liberté intime, pQf. J’expose un parcours « d’artiste » ? Un travail hors le temps dans le cadre d’une vie, dans la matière du temps, qui joue de la profondeur.
J’expose sans pudeur, un début où je balbutie des couleurs, des lignes. Les derniers, quelques "roses" pour ma soeur. Entre, ceci cela selon la place, des accords et désaccords possibles. Façon T.Monk qui trébuche sans jamais tomber, au-dessus de son piano. Exposer beaucoup, sans pouvoir tout mettre. Pas encore choisi.
Je ferai cela au dernier moment quand les planches au pied des murs blancs.
Celui-là, ci-dessous, presque sûr :
1999
autoportrait : presque mort
huile sur bois et toile 49 x 49
Comme mon père qui perd la tête. Confond réalité, passé et cauchemar. L’Indochine le travaille et des rangées de cadavres exposés sur la piste de l’Aromanche. Porte-avion où il fait le militaire à pompon rouge. Il me voit encore bidasse quand je le croise. Il se croit enfermé et veut fuir. Il me crache au visage et insulte ma mère, parfois pire. Elle veut le garder auprès d’elle, jusqu’au bout. Amour d’une vie. Il barbouille ses derniers tableaux. Impossible de l’en empêcher. A quoi bon, s’il voit dans cette dérive de quoi encore surfer sur ses couleurs préférées ? Quand même, me fait mal au bide. Mes visites du WE me plonge dans un état second. Je peins comment je perds pied, la peau, la forme. La peinture comme toujours éponge mon être tout entier. Nous n’aurons pas eu ce temps pour parler ensemble de l’art, de notre passion, de la création de nos peintures, nos goûts. Trop tard !
14
Détail technique, "truc" pQf :
je me dope au "KARMA KOMBUCHA" / gingembre (mon préféré) - régénérant et surtout, qui ne gâche rien, made in ERQUY, the city de l'avenir (du moins le mien).
Anecdote sur le pétillant du fermenté : Durant quelques bouteilles, les bulles m'ont échappé. A peine ouvertes, le liquide semblait tué d'avance. Et puis, petit à petit, c'est revenu. Pour dire, la dernière, celle que je viens de vider en écrivant ce BLOG était TOP pétillante. Petit à petit, peut-être, avec les bulles, cela me reviendra.
Plus pQf qu'avant ?
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