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Par le bois vers la plage

 

 

Le 3 mai 2026

(Spéciale dédicace à mes 2 partenaires de banc, Pauline et Achille)

 

La plage de Caroual par le bois de Cavé.

 

 

 

Par le bois vers la plage
les 3 arbres

les 3 arbres

 

 

 

Bois de Cavé, sous le vert

Je balade mon tas d’atomes

Made in star, nucléaire

Voie Lactée ou artiste météore

Travail d’enzymes et bactéries inspirés ?

 

 

 

 

 

Bouger tout ça

Et faire gaffe,

Ne pas trop disperser, gâcher.

 

 

 

les 3 bancs

les 3 bancs

 

 

 

Au 3 bancs où siestent les 3 géants

Quand la nuit leur donne apparence, parfois

Je me centre entre les 3 arbres

Et de là, j’observe le dragon d’hêtre

 

 

 

dragon d'hêtre

dragon d'hêtre

 

 

Assoupi grave, j’entends ce vague

Ronflement ? Ou bruit d’eau courante ?

D’oiseaux alertés ? Champignons qui dévorent.

 

 

Par le bois vers la plage

 

 

 

Gueule entrouverte, édenté, œil rond, paniqué

Le bois cache son feu à cracher

D’une vie bousculée entre ciel et terre

Mer absente, ressac sourd, horizon caché

 

 

 

Par le bois vers la plage

Délivré de ses racines

Tas d’atomes

Made in words, mode binaire

Au creux d’une pensée, baladeuse

Un souffle attise la flamme

 

 

Par le bois vers la plage
Par le bois vers la plage
Par le bois vers la plage

 

 

 

Et, je vois ? Allumé ou rêveur ?

L’envol tout craché du dragon d’Hêtre

Chevauché par 3 géants en mal d’ailleurs

 

A cru sur des mots, arrachés de mon être.

Assoupi ravi, j’entends les vagues tomber.

 

 

 

 

Par le bois vers la plage

 

 

 

Plage de Caroual.

Sous un clair de roses, pétales.  

 

 

 

clair de rose, pétales.

clair de rose, pétales.

 

 

Extrait de mes "textes à courre" (genre pQf?) 

 

1er « Texte à courre », le 20 octobre 2006. A nouveau seul, je prends compagnie seule, des mots. De la façon la plus libre possible, les pieds dans le chaos d’un tracé sans queue ni tête. Je trébuche-joue, jazz-Monk, sur clé de sol.

 

Voilà ! Déjà vingt années et plus de cent pages (je ne compte pas ça) que je texte là-dedans où je chasse les mots. Avec des passages plus ou moins réguliers dans ce travail, jusqu’au 8 décembre 2024. Où, tombé, je quitte mon dada monté à cru.

 

2 mai 2026, la traversée du bois de Cavé réveille sous crachat de feu l’envie d’enfiler d’autres mots. Mon hêtre tombé me souffle un "texte à courre". Tout frais.

 

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