2025 sans Lechat,
c’est tout ça quand je mets en vrac sur une trame, brute :
Mon frère et ses colères, MJ et sa mémoire, Frank B et nos 2 mamans, seul avec la douleur d’une crise de colique néphrétique, devenir un « sans dent », et enfin, enfant-accident, me souvenir avec tristesse de ma transparence originelle.
2025 pour finir ce matin sur une crise de cogitation, inondation de mots. Flou de mise au point. Besoin gastrique d’écrire, pour évacuer et revenir à mon flou intime, de bougé.
Une année comme en 2014, où je vieillis d’un coup et sans ménage, d’un gros trait gras et contendant qui me fout la conscience au carré. 4 au carré feront 16. Des bleus, de Prusse, tout plein dedans. Bleu horizon, sur l’ouest.
Mais … j’apprends en profondeur quand je touche le fond, et je suppose par folie, gratte un peu encore. Les nuages ensablés, le ciel miroir, l’univers mystère, la vie ?
L’université « pQf ? » me donne la leçon.
- Pourquoi faire ? Pour exister un peu, le temps court d’un prêt-Nature, d’une vie ? Pas encore de réponse, claire.
- pour Quoi faire ? Créer, Créer pour découvrir, voyager loin et au-delà, de soi, de la vie, de l’être, vers un invisible, par-delà nos sens et nos faibles capacités à percevoir. Mon appétence acquise enfant à apprendre les autres formes de vie animale me vient de ce fait qu’elles perçoivent chacune un autre monde. Chacune dotée d’autres sens, capacités, intelligences, qui nous échappent pour la très très grosse part. Quand le plus souvent l’humain qui aime ignorer, les refuse. L’addition de toutes ces intelligences et perceptions donnerait un tout autre univers que celui, tellement étriqué, que nous savons à peine. Créer, chercher, partir loin. Loin dans sa tête jusqu’aux bout des doigts, au-delà de ce que peuvent voir mes yeux, booster son ressenti et explorer ses intuitions. Faire, incarner, réfléchir-miroir son univers en expansion.
Il y a ceux qui se figent dans leurs certitudes. Heureux immobiles et rassurés dans leur cage. Et, un pas de côté, il y a le « scientifique », le curieux, qui voudrait plus, toujours plus et mieux savoir, comprendre, et cherche. Et, autre perspective celle du pas de traviole, il y a parfois « l’artiste » qui ose, qui essaye, qui quitte la raison, la surface et ses apparences, idées reçues et certitudes fragiles. S’enflamme, flambe, exploser son égo, et, presque toujours, pleut des cendres.
« pour Quoi faire », sinon pour se fabriquer, bricoler son engin impossible, préparer LE voyage d’une vie qui à coup sûr n’ira nulle part … ne laissera qu’une trace, pas mieux que la mémoire d’un pas sur une plage qui s’effacera à marée montante.
Pour ce « faire » et se faire, je suis passé par Rembrandt, Vincent. Goya, Chardin, Monet, le Titien, Rebeyrolle, Barcelo, Bacon, Louis Malle, Tavernier, De Broca, Jarmusch, frères Coen, Tim Burton, Klapisch. Bach. Schubert, Satie, Julian D, Thierry B. Baschung, Harper, Brel, Pärt, Gainsbourg, Bush. Dostoïevski, Vian, Baudelaire, Dubois. + etc, tellement + ... Tellement d’autres que j’oublie, liste trop ou jamais assez longue, « artistes » plus ou moins présents et agités dans ma bulle, en tous sens de tous leurs sens, ont traversé ma vie jusqu’à présent. Un « tellement » qui me tient debout, en vie, avec envie, et me bouge. Me bougeait ? Ce que j’ai vu et ressenti, puis mieux perçu parfois en apprenant et découvrant des parcours de vie. Les parcours de vie de mes préférences, mes choix. Souvent – Coup de chance ! - raccord avec mes impressions et intuitions, qui collent avec les émotions, avec effet rabe possible : qui sublime.
Quand d’autres, tout autant sinon plus « célèbres » dans ma génération et alentours, ne me disent rien. Parfois même, trop calculateurs, « faciles », vides, de surface, flottent, me disent seulement à regret une humanité qui va mal, fermée et immobile, violente et idolâtre de la bêtise crasse. Éteinte ?
Dans le regard du chat Lechat, ces presque 10 dernières années qui ne m’a pas quitté quand je voyageais, peignais, modelais mes « têtes de rien », écrivais des pages et des pages sans lecteur, je m’inventais un lien, une intelligence qui forcément m’échappait. L’échange improbable qui manque à ma vie ? Une relation animale que je ne pouvais pas comprendre, seulement espérer, ressentir. Un miroir, étrange et magique, avant que je m’ensable. Et ne crée plus rien, stoppé net, immobile, triste. Éteint ?
Je n’existe, à peine, que dans ce que je crée, écris peins modèle, et pense seul dans ma « bulle autistique » qui est mon mystère, mon ?
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