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Fin de séjour PQF
Fin de séjour PQF
Fin de séjour PQF

 

Rothko, De Staël, Poliakoff, une « abstraction » slave qui avait la préférence de papa, plutôt que Riopelle Pollock Mathieu et d’autres qu’il disait « faciles » pour ne pas dire, faibles. Papa aimait la force et appartenait à cette génération qui plaçait très haut la valeur « travail ».

 

Il avait eu aussi un copain russe, je crois, avant ma naissance. Avec qui, en bon ingénieurs des années 50, ils avaient imaginé dessiné et construit des trucs. Et avec qui, possible, il jouait aux dadas (d’où ce tableau qui je fixe depuis 4 semaines dans mon labo-atelier) ? Et que j'ai restauré au minimum (toile crevée ici ou là)

Fin de séjour PQF

Mais rien de certain, des bribes de mémoires volées. Et donc, ce choix slave reste plus ou moins un mystère pour moi, d’autant, qu’il m’a gagné. Pas de son fait, qui n’échangeait jamais en ligne droite, pas un mot. Plutôt : Accident de vie, une rencontre, une lubie d’ado, la langue russe, quelques films (dont les « yeux noirs » de Mikhalkov et le Nevsky d’Eisenstein), Dosto (ievski, et surtout le « joueur », l’idiot et les kara), la vodka, des familiarités poétiques, la roulette russe mais pas Poutine, un sentiment proche d’une mélancolie, floue et folle, exubérante et monstrueuse, comme glacée et brulante, et enfin destructrice autant que créatrice.

 

L’expo Poliakoff qu’il ne fallait pas louper (voir mon blog) m’a ranimé plus ou moins tout ça. Bizarrement avec pas très loin derrière, un rappel de vaccin dans ma lecture de « la foi et le vertige » (S.Lambert) sur De Staël.

 

 

Là, pile poil où justement je perdais la « foi » … avant de m’apercevoir ces derniers jours, que je ne trouvais plus le « vertige ». Mon vertige à moi, usuel, moteur. 

 

 

 

 

Là, pile poil où justement je perdais la « foi » … avant de m’apercevoir ces derniers jours, que je ne trouvais plus le « vertige ». Mon vertige à moi, usuel, moteur. 
détail du 100X100, et comme plusieurs peintures.
détail du 100X100, et comme plusieurs peintures.
détail du 100X100, et comme plusieurs peintures.

détail du 100X100, et comme plusieurs peintures.

Je regarde, arrêté, mon « homme les pieds dans l’eau » qui m’a suivi jusqu’à présent dans toute ma vie de peinture (planche CP peinte dans sa 1er version vers 1983). Maintenant, dernière couche, je le trouve très slave.

 

 

Je regarde les chevaux et l’oiseau de mon papa (vers 1960, les dadas, puis, l’oiseau, pas loin avant 2000 et sa mort). 

Fin de séjour PQF
Fin de séjour PQF

Et je regarde mes 3 dernières toiles 100x100, mon été 2016.

 

Le brun, ocres et terres, de l’ours et mon bleu « préféré » ou ordinaire (ceruleum, très variable selon les marques) qui n’est pas celui de mon papa (de Prusse, plus régulier selon les marques). Je pense que (dès que mes finances auront retrouvé une petite santé) je vais m’attarder sur ce format (100x100), ce support (le lin), pour un certain temps … 

 

Enfin, peut-être. Puissante hésitation.

Fin de séjour PQF
Fin de séjour PQF

 

 

 

Un format adapté à mon atelier. A mon mental PQF actuel. Jusqu’à ce que je retrouve la « foi », le « vertige » … ou pas. Je pense que sans l’un, et l’autre, de toute façon, je ne ferai pas long feu. Le feu, justement, qu’il me manque, là. Le PQF, feu de paille. Moi comme lui, mouvement de fantôme. Le site bis sur une voie désertée, sente dans une jungle, pas mieux que mon premier essai, plus fou, bricolé, libre, maladroit.

 

 

Personne n’y zappe un œil. Me désespère un brin ? Oui. Et non. Résilience.

 

Fin de séjour PQF

Série « à 4 vagues » - ou tentation de me perdre dans de nouveaux "paysages de peinture" - que je commence à construire dans ma tête. Oui, justement, aussi participe de cette nécessité, de survie … La vie créatrice, terre, eau, air, pour m’emporter, me remettre en mouvement, en création, en vie. M’accompagner, me diriger vers n’importe où, n’importe comment, un surf, une dérive, un tourbillon, ma confiance en la vie et la nature, presque « la foi », me dirige encore, un peu, juste assez.

 

 

Sur la dernière toile 100x100, me vient donc ce « paysage de peinture », un peu de Lourtuais, de plage, bord de mer, de cosmos ... mais si peu. Trop vague, sans doute. De la composition. Je compose avec mes débris d'être, au naturel.

 

 

Surtout un appétit de couleurs, de gestes couteau doigts estompe gras glacis coulis laisser-faire. Rien de spectaculaire. En recherche de sensations, d’envie, de ce qui m’échappe tellement, maintenant.

Fin de séjour PQF
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Fin de séjour PQF
Fin de séjour PQF
Fin de séjour PQF

Voilà … je vais rentrer dans mes "ordres", le cadre et sa mesure, m’extraire de tout ça, de moi, d’ici. Pas réussi à ranger choses et pensées, me refaire une carapace. A vraiment peindre, créer, remmettre en état d'être mes précieuses "têtes de Rien". Juste entamer ceci cela.

 

 

 

et

 

 

 

 

Va être coton de me coltiner à nouveau les chiffres, Paris, soucis de sous, un déménagement ...

 

 

 

et

 

 

 

les "montagnes russes" dans ma tête ...  

Fin de séjour PQF

extrait dévidoir 2016

 

 

Vendredi 19 août, Erquy : pluie et soleil, tout à la fois. Lumière tellement belle, tourne la tête. Mal au crâne. Sorte de fièvre. Inquiétude certaine. Je rerere-touche au dernier 100x100. Rien de concluant… D'abord le côté en haut à droite, et puis je déborde. Va pas. Je ne trouve pas. Pas bien toujours. Terrible tension. Vie qui m’échappe. Avec cette étrange impression de fuite. Comme mon pneu. D'une chambre à air ... à l'autre. Fatalitas ! (dixit Chéri-bibi, mon homonyme) Tout fuit. Courant d'air. Impression de fuite générale. Campagne de Russie.  Au physique et mental. Et impossibilité de mettre au bon endroit la rustine. La fuite glisse, la vie me glisse d'entre les doigts. Sale impression ...

 

Tag(s) : #actu pQf

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