Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

GROS doute ...
GROS doute ...
GROS doute ...
GROS doute ...

Plusieurs mois encore à attendre avant de me débarrasser de ces trucs en tête qui bloquent tout dedans. Dans un 1er temps, 1er étape, 3 ou 4 mois selon efficacité du notaire, puis 1 année ou 2 pour tout nettoyer ? Me demande si une fois débarrassé du « souci sous », du tracas « chiffres », je serai encore capable d’être «moi». Que j’ai connu d’avant. Formulation branlante ? Qui dit flou un sentiment persistant, qui me colle au cortex. Façon "fatalitas" à la chéri-bibi.  

 

Curieuse acrobatie de l’esprit. Avec cette crainte de ne plus pouvoir … Ce dernier été à Erquy dans mon "labo-atelier-galerie", m’a appris que pas gagné d’avance, roulette russe. Que possible que plus jamais je … Comment savoir à l’avance. Une fois que j’aurai lâché les chiffres, mon job et ma « place sociale » de comptable petit format, salaire minuscule, je pourrais n’être plus rien. Plus rien plutôt que pas grand-chose. Choix délicat.

 

Pour m'aider à penser tout ça de travers, façon acrobatique, je jette un coup d’œil sur mon site bis, funambule, fil sur la "toile" : 

 

 

 

Page après page, toujours surpris par tout ce travail, ce temps de vie que j'ai passé à créer, seul, dans mon coin, coin d'être tout au fond de moi, de rien et de tout. Dans cet univers perdu nulle part et quelque part, où je me réfugie, où je vis, où j'ai tellement plaisir à être (ou J'ai eu). 

 

Enfin, être ... être ?

 

Je vois regarde revis. Chaque toile, couleur, coup de lumière, me donne mémoire, flash, me bricole une existence ... les odeurs, les sensations sentiments pensées, piégés dans un orange, bleu, un éclat, une fissure, une bavure, un trait. Une caresse de lumière. "Roses n&b" de ma soeur, "homme (moi) de dos" qui voyage et se perd dans des "paysages de peintures". Plus loin, beaucoup plus loin encore, juste là à portée d'un regard, interstice pour un saut instantané à des années-"lumière". Parfois, décroché du temps, hors les griffes du titan Chronos. Parfois, navigue en flou sur un bateau-papier plié en compagnie de Charon, le Tabarly du Styx. Magie. Vie. Vie ? 

 

Prétentieux ? J’aime mes peintures. Bonnes et mauvaises raisons en vrac dans mon esprit, me cogitent le fond de la conscience. 

 

Et je trouve qu’on les regarde mal, les apprécie trop peu. Qu’il y a là-dedans quelque chose … vraiment quelque chose. Bien sûr la peinture, support d’art résolu et révolu, des siècles passés et dépassés ? (même si intimement persuadé que le support importe moins que le contenu, l'authenticité etc) Ou … moi, trop vieux, sans école d’art, qu'un papa, disparu, qui me donne à apprendre comprendre ressentir et contempler. Seul et nulle part ? Je ne sais pas.

 

Maintenant, comme une énorme tristesse pour ces toiles planches et travaux, non reconnus, ou pas vus, mal vus. Tristesse pour toute cette matière invisible, plus que pour moi, moi au bout de son histoire. Enfin, peut-être ? Pas d’enfant, et que cette matière en vrac, dessus mes empreintes. Pas de vie ? Je ne sais pas … 

GROS doute ...
GROS doute ...

La perception de la vie ? Un tableau de Vincent Monet Rembrandt Gréco Chardin, les os et le sang, la terre et le feu, de Rebeyrolle Barcelo, tout ça et tant d’autres rencontres, que des surfaces pleines d’une matière qui piège la lumière, la découpe et la triture, la recompose, la pense, panse et dépense sans « compter », tout ça qui ne quitte pas ma tête, ça qui me bouge remue secoue à l’intérieur, toute la tête et tout le corps, et ma propre vie, bouge le chemin, décale, me déporte, vers une exploration d’ailleurs, d’infini, d’autrement. M'irradie ... mutation jusqu'au noyau de mon être. Être ? 

 

Sans la peur de l’inconnu, aucune peur, qu’avec seulement le plaisir d’une future possible découverte, surprise, LE "possible" émerveillement … Pas de la vie ? Je ne sais pas.

 

 

Dans et sur la toile, le bois, il y a l’autre qui pense, vit, et puis qui a créé, imaginé. Un cri des pleurs, douleur, un rire, fantasme, orgasme esthétique, sourire, clarté … son empreinte, un code génétique particulier, un code émotif, de la mémoire émotive sensible, indicible. Pas de la vie ? Je ne sais pas. Ou, plutôt, je ne sais plus.

GROS doute ...
GROS doute ...

 

 

Dernier "texte à courre"

 

 

 

 

4 sept.-16 :

 

L’ennui

Dans ma tête,

L’ennui se cristallise.

Image pensée son et mémoire

Tout se fige, me piège.

Ralenti, immobile, prostré

J’espère un tremblement

D’être, grosse magnitude.

Je rêve ce déclic qui casse tout ça.

Qu’un rêve en verre, transparent

Sale, dessus des traces de gras

Le gras de la vie,

Tout ça me pèse.

 

Tag(s) : #actu pQf

Partager cet article

Repost 0