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Bouger … pas bouger ?

 

1er essai de filmer la Vie avec un œil pQf. Son mouvement, le flou (de bougé). Un état d’esprit et une pensée qui nait pour n’être qu’un peu, qui balbutie sa poésie pour … pour quoi faire ? Je ne sais pas.

 

Après le surréalisme, les dada, fluxus et support-surface, la figuration libre et autres figurations libérées (Vincent, Bacon, Picasso, Matisse, Rebeyrolle, Barcello, Pierrick Sorin etc), le tout digéré plus ou moins bien, après la fascination, l’admiration, parfois un brin d’envie, un tas de mouvements plus ou moins ordonnés ou désordonnés, je souhaite mettre du texte, du mouvement, du flou, un son, mettre de la clarté sans décider d’un trait net et précis, dans ce qui se définit comme un chemin ou une sente, de vie, d’ego, d’art, ma vie.

 

 

Ne pas savoir et ne pas accepter l’idéologie du Tout Savoir, voyager dans notre incertitude dépourvue d’horizon. Voyager avec art, fantaisie, envie … et donc, avec beaucoup de poésie. Bouger, ou ne pas bouger. Vivre ou faire semblant pour être accepter par les autres ?

 

Ce micro-film, en bouts de ficelles, comme un art-brut spontané et irréfléchi dans son cœur, se constitue de moments de vie, sur plusieurs années. Quelque part, comme les mots (de naissances diverses étalées sur des siècles) qui un jour s’assemblent, par poésie, chocs et accidents. Les morceaux s’assemblent avec cette syntaxe intime et universelle, presque incohérente et pourtant, qui m’est évidente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Bouger ... pas bouger ?" se compose de :

 

L’oiseau mal au point, qui ne volera plus, immobile dans le tremblement des pas d’humains pressés et collés au sol, à leurs certitudes, à leurs vie. Compressés, dépassés. L’oiseau va mourir.

 

L’homme qui vient de loin, dans le quartier agité de la Défense et des affaires, pour faire sa gymnastique de vie, lente et méditative. Choc. Cultures et vitesses. Le geste lent me captive, je vais arriver en retard à mon bureau tout en haut d’une tour noire.

 

A Copenhague, l’enfant assise s’attarde sur les pétales d’une pâquerette. Plus rien autour ne peut exister, ne peut la déranger dans son observation minutieuse de la fleur. La poésie évidente du lieu, du temps, de cet espace, d’une humanité toute jeune qui découvre, qui s’émerveille. L’émerveillement comme essence d’une existence difficile, précaire, à créer d’un bout à l’autre. Je m’émerveille, me pose, m’arrête, contemple. Être immobile pour voir comprendre ressentir le mouvement et tout le flou de la vie. L'émotion brute, non taillée, non réfléchie (sans miroir ni déguisement) à prendre.

 

Sur la route, le paysage qui bouge, défile. Nous partons vers le nord (anecdotique : mes origines). Le vent fait tourner les grandes ailes d'éoliennes. L’énergie propre. Mais je pense à Don Quichotte et ses moulins. Assis dans la boite métallique plastique et électronique, immobile auprès d’Elle, le paysage de mes origines défile, là où tout est flou : hier et demain, autant qu’aujourd’hui, l’herbe et le ciel, nuages comme des iles, piscines flottantes. Des arbres qui courent... Une dérive de l'univers, de la Vie. De mes pensées-fleurs et fleuve. Les moulins d’une littérature, des monstres et des pensées qui naviguent sur l’encre des mots, mon ancre intime avec laquelle je voyage sur des eaux incertaines, tout bouillonne. Assis, bloqué, en boite, je navigue de partout à la fois jusqu’au vertige.

 

 

Et puis la mer (Atlantique), son va et vient qui m’obsède ou me captive. Quelques passants qui longent les vagues, le tumultes des eaux.

 

Bouger … pas bouger ? C’est Être totalement (avec mes mémoires, des traces et des rêves) dans mon art, perso, en devenir et qui va… je ne sais pas où, comment, ni jusqu’à quand ?

Tag(s) : #actu pQf
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