En musique : Ogun ferrailles qui se disent Fanfare Funk et que j’entends jazz, j’aime, joyeux. Orage et son Energie. Ecume plein les cuivres, elle déborde. Envie débordante et délurée. Me donnent envie de reprendre contact avec Mingus.

Et,
je rencontre des artistes (JP Dupas, Tual, Jeannine et etc que je devine dans quelques regards fébriles). J’achète à Dupas, Un Dupas. Ce n’est pas sur les murs. Trop petit ? Il montre en catimini dans 2 pochettes. Son trésor. Il se sépare avec difficulté de ce que je lui vole presque (Je connais ce sentiment). Il me l’arrache des mains pour un dernier cliché, numérique, qu’il capture dans une lumière mortuaire.
Une naturopathe renommée, l'organisateur et un poète-qui-peint, presque PQF?
Le trésor : avec des déchets papier, feuilles mortes, débris, de scotch d’alu emballages, sciures et autres fonds de poubelle et atelier, il crée au hasard qu’il organise, réfléchit et laisse mûrir, faisander et pourrir, de petites choses collées sur une feuille blanche (ou noire), comme autant d’objets poétiques d’une grande délicatesse, subtile efficacité à l’équilibre fragile.
Il place, dispose et compose, plie ou modifie un chouille, pas deux. Babioles narratives à fleur d’esprit. Prennent scène sur 3 ou 4 cm, ou se cadre dans l'A4.
Me touche. Beaucoup me plaisent. Même les plus faciles, les ironiques, gags, et plis de poésie repassée à fer trop chaud. Tout est terriblement cohérent et dilué. Que je ressens tellement sincère. Je sens le plaisir et la réflexion, l’esprit qui divague et s’échappe. Ce travai, plein de poussière et de trace, exprime une humanité spontanée, tellement peu réfléchie qu'elle me fait le plein d'espérance. Avec ça das les yeux et la tête, en résonnance et en raison, voilà que je crois plus fort à l'autre. Les loupés passent à la trappe.
Il faut absolument découvrir ce poète-qui-peint. Ancien prof, de dessin ? À la retraite. Travaille dans du grand espace, du grand format. Le trésor se constitue donc de petites touches créatives, comme une ponctuation poétique au GROS travail.
J'ai pas pixélisé mon acquisition. Il faut voir en vrai, plus que jamais, se coller l'oeil à l'oeuvre, presque modeste, mais géante. Quelque part, je pense à Rebeyrolle. Nullement pour comparer (quelle idiotie que ça), mais par l'humanité, et le fond, les fonds. Mises en scène du néant et de la lumière, "spontanée", qui apparaît là-dedans. Poil au dents !
(Oui, très PQF tout ça… Vous aviez noté ?)
2 - Explication de texte-toile, ou leçon de PQF à propos de LA planète, que l’on peut voir sur les dernières peintures du projet Lourtuais, de 40X40.
Quoi voir comprendre imaginer, à son sujet ? Et bien, un tas de choses possibles que d’abord j’énumère pour chauffer vos esprits, secouer cocktail vos imaginaires… Embués ?
1. Y voir enfin LA planète PQF ? Et ma visée universelle, vue plongeante de loin ?
2. Notre planète bleue, La terre ?
3. Une sphère, pleine de terre d’eau et de feu, comme une alchimie amusée, gag, poétique, la source de mon imaginaire ?
4. Une planète qu’on devine fragile, isolée, qui abrite peut-être la vie ? Qui cache peut-être le processus créatif originel?
5. Boule de voyante qui contient le temps, hier aujourd’hui demain, piégée dans une perspective hors du temps… d’une toile peinte, image figée, encroûtée, lumière piégée, photon immobile ?
6. Je peins mon espace créatif, d’où je vois la terre que je contemple, amoureusement, ou nostalgique ?
7. La planète ART ?
8. Ma schizo que je décris, que j’image ?
9. L’Eden ou équivalent paradis, ou truc dans le genre qui fabule les foules, loin de la terre et nulle part, bloqué dans mon esprit et un morceau de poésie (PQF) ?
10. Un clair de terre ?
11. Mettre dans un cercle, du bleu, des terres de sienne, brûlée ou pas, ocre, des choses qui à mon sens, au dire de mes sens, se marient bien ?
12. Une planète bleue et ses mers persos, surplombe une mer avec Lourtuais ?
13. Décaler tout dans l’instant. D’un regard, le mien, le vôtre ?
14. Être ailleurs et totalement là (planète entière) hors du temps (recoupe le « 5 » sans la voyante)
15. Loin de la terre, supposer tout possible. Et se goinfrer d’une poésie no limit camouflée dans une liberté d’être et de faire. Croire… enfin… en vrai, à tout et rien. Dans la marmite, laisser le flux casser les certitudes, le Flou Quantique disperser l’être. N’être plus, sinon tout à la fois dans une totale perception de la vie. De sa poésie créative… folle et affolée ?
Oui, cette planète pourrait être ceci cela, dans mon esprit, dans le vôtre, ou bien sûr aussi tout autre chose encore. Je n’ai énuméré que la surface des choses, à peine grattée. Regarder un tableau, cela peut être ça. Quand rien ne bouge devant vos yeux, alors tout peut se mettre en branle dans votre esprit. Quand je peins, tout cela m’apparaît l’un derrière l’autre, ou en même temps, dans une terrible confusion qui, un jour, une nuit, se colle dans une image et dans l’épaisseur de cette image, pleine de glacis, frottis, repentirs, rayures fêlures, fonds voilés ou enfouis, piégés dans le temps. Cela se fige. Précipité. Je décide de ne plus toucher à ce travail. Cela tient, tout seul, hors de moi et de mon magma. Mais rien pour autant ne s’arrête dans ma tête. Le mouvement cinétique de mes pensées me plonge dans un océan d’interprétations que je renouvelle à chaque nouvelle rencontre. Je m’arrime solidement à l’image, et le manége créatif me secoue méchamment. Il suffit, de laisser faire… et se défaire de nos clichés.
PQFment moi,

tHIerry
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ps n°2 : mon adresse HOTMAIL (pour les connaisseurs) est à effacer de vos tablettes numériques.
pqf : j'essaierai de mettre en pixel et sur blog, puis sur site, avant de partir d'Erquy, les dernières modif sur ces 40X40. à +...
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