pendant que je poireaute tout l'été à mon stand multi-temporel.
Suite et fin des expos bretonnes de l’été 2012.
The BIG scoop !!!!
J’ai croisé GW Bush à la foire des peintres, édition n°2, de Pléneuf au bord de l’étang de Dahouët (pêche possible sans permis). Sans blague ! Enfin...
Bon, peut-être que pas lui. Un sosie ? Ou pas ? Qui accompagne sa maîtresse française et exposante, en tenue étanche de facteur. C’est pas une preuve ça, la tenue ? Hein ? Non ?
Pour confondre à ce point l’habit marin breton avec le bleu de travail de nos postiers ? Parce que, le visage un peu restructuré avec un zeste de chirurgie (discrétion oblige tandis que l'argent du pétrole facilite) mais regard, sourcils et sourires ne trompent personne. Pas moi en tout cas... Des expressions, des attitudes (avec le pouce, les mains sur hanches, la démarche), tout pareil.
Lui incognito et reconverti ? Pourquoi pas ?
Le doute me vient de ce Français presque parfait que j’entends quand il s’exprime, peu. Mais, avec LE professeur patient et génial qui aura insufflé dans le cerveau mal au point le germe d’une intelligence nouvelle et latine ? Imaginons ensemble cette reconversion réussie. Et doté d’un esprit très ouvert et généreux, j’en souhaite une pareille à notre ex-président…
Beckman contre Quemener. Le choc titanesque, des genres.
Sinon, fin expo été et je me remets aux comptes pour raturer un bilan. Les actifs et passifs (pour les connaisseurs), les ressources et les emplois.
Noir, c'est noir. Dans l'ombre du Barnum à St-Cast.
Je raconte :
Depuis mon 2ièm Erquy et deux nouveaux collectionneurs qui j’espère deviendront intelligemment grands et perspicaces pour m‘acheter sans compter, après avoir été encagé à l’ombre à St-Cast dans un barnum de force, voilà pas qu’à Dahouët, un guérisseur manipulateur de chakras et à turban de corsaire me triture dès potron minet mes oreilles avec de la zique crachée sur une antique machine made in china, du pur sale son.
Je blémis. Déjà pâle le matin quand on me lève avant 7 heures, le sang me fuit, surtout le cerveau. Un collectif de dieux mal léchés s'acharne ?
Le corsaire du Val-André encore clean.
La musique : c’est breton ou planant, qui râpe ou rappe ou d’Extrême-Orient et, parfois même d’excellents choix, mais toujours avec ce son saturé qui me flingue la tête.
À l’ombre de lui, comme à St-Cast les promeneurs évitaient l’obscurité en tournant autour du barnum, je fuis la scène du massacre. Il accoste les passants et parfois leur fait peur qui alors, souvent, pressent leurs pas. Pas top pour les affaires déjà bien molles.
Le peintre sur corps (c'est son truc) semble être dans la nécessité d’étaler son ego plein l’espace. Par tous les moyens du bords. Quand un de ses potes s’incruste avec bières et munitions, cela tourne vite au pastis sec qui rince le houblon. Ils tirent des bords pour se maintenir debout. Ils éclusent et le corsaire devient pirate. Des plaintes s'élèvent.
Cela finit avant midi, mal. « Allez tous vous faire encul… !» sera sa conclusion. La gentille organisatrice a suggéré à l’exposant de tirer sa révérence qu'il tire au canon... poliment.
On ne le verra plus, pas de retour comme prévu (pirate n°2) le lendemain, dimanche.
Ma future épouse sous le charme d'un sudiste ? (du pays bigouden, comme presque toutes ses scuptures très chapeautées)
Mon épouse (on a les alliances, prise au sud, sud de la Bretagne bien sûr, mon max de « sud ») le connaît d’avant (le pirate, pas le sudiste). Il faisait de la démonstration de son art – peinture sur les corps - dans un salon (esthétique) de Paris. Et paraît-il, cela marchait du feu de dieu.
Quel chemin, pour venir s’installer là, à Pléneuf-Val-André, picoler pastis sec et bière dans une foire locale et, insulter à la régalade ses nouveaux voisins… Leçon de chose, de vie, que j’apprends au vol.
Saint-Cast et ses modestes demeures.
La pause picole des artistes... (pas en herbe, mais sur l'herbe).
Sous le barnum, ouverture maximum sur mon joujou pour voler la lumière.
J'essaye le verso de la cage.
Mes voisins de verso. From Dinan.
Dans ma cage, j'attends qu'on me jette les cacahouettes... ou mieux ?
Samedi (pléneuf n°2), presque personne, après ceux qui ont accéléré leur pas devant mon stand pour fuir la barbarie, mais un nouveau collectionneur qui s’y prend à 2 fois, deux « apnées de poisson » 20X20, une toile et un bois, me sauve ma journée. Ceux-là même que les allemand d'Erquy tentaient bien ? Je ne sais plus... Avec ceux de S et G, voilà donc 5 poissons qui échappent à mes filets.
J’apprends plus tard qu’au Val André, ce jour, plein d’autres activités spectaculaires pressaient le public ailleurs qu’à Dahouët.
Interlude entre 2 foires, le cap d'Erquy en bruyère rose avec dessous, une nappe de grès rose.
Flamme de nuage sur plage du Lourtuais.
Le sud... près de Bénodet, le Guilvinec.
Dimanche, grise mine et crachin au matin, puis du passage mais rien pour moi, et peu pour les autres.
danseur ? Non, musicien du groupe TREEMOON...
Assis debout. Connivences malgré les apparences (Pléneuf).
Une vue d'en bas (ST-Cast).
manège et
kioske squatté.
des canards à St-Cast, comme à Dahouët.
Je sors de ma cave, mes fantômes... pour mon dernier essai.
Je dois compléter mon apprentissage des goûts des autres, autant des promeneurs que des autres artistes que, de ma future épouse. Je me dois d’intégrer que mes préférences, mes choix esthétiques et bien plus profondément que ça, me viennent d’un parcours de vie, d’expériences et émotions particulières, d’une intensité d’être dans l’art, pas ordinaire. Des tubes et couleurs dès ma naissance, essences diffuses qui saturent tous mes sens à peine formés, musées livres galeries à grosses doses, le trait de mon père (son petit doigt levé pareil aux extra-terrestres de Vincent), les terres et pierres et ciels qu’il regardait avec cette insistance folle... Que je pensais enfant, magique et extralucide. Et moi, surtout, qui ne loupait rien. Spectateur à jamais du détail et du tout, du mouvement et du geste, pour tout prendre, absolument tout sans laisser une miette, un grain de sable.
toujours la cave. J'accroche au hasard... Dernière expo, j'essaye tout, pour voir...
Et, tout rendre, une fois filtré-bricolé par un flux continu de sentiments et impressions, vagues et floues, purement intuitif et d’une intelligence à inventer, petit à petit. Un travail d’empreinte d’un pied qui avance dans un imaginaire sans cadre. Un voyage sans destination qui ne veut que découvrir. Créer à l’envi, par envie, par désir et gourmandise de la vie, une trace.
Et là, j’ai foutrement hâte de reprendre ma route… dès que possible…
que retourne le manège...
Avec ça, mon « goût » peut ne pas coller et foirer mes choix. J’en conviens. Je sais parfaitement le dilemme. Et je ne connais pas le remède qui soigne de mon périple. D’ailleurs, j’ai aucune envie de guérir.
Là, dans ces foires, je ne me sens pas à la hauteur. Ou, pas à ma place ? Je me vends tout abîmé, pas entier, pour 4 sous. Et toujours je m’en sors, mal, avec l’idée que je dois faire autrement si je veux m’en sortir, bien.
Côté actif, ressources ? Les artistes que je rencontre dans ces foires, et ci-dessous, quelques cas de belles humanités qui font que je ne regrette rien de cette expérience d’expos à répétition, d’été, en côte d’Armor. À répéter même ? Dans d’autres conditions, autre format, autres compositions, peut-être ? À suivre ? À réfléchir de biais ?
Olivier Boutet de Belle-isle-en-terre (visite de son atelier à ne pas louper), un graphisme à l'aise, en encre et acrylique, qui s'accomme autant d'un paysage lumineux que tempétueux, que d'un fond de cave où se cuitent quelques oiseaux de nuit... d'une rythmique sans fioritures, jazz be-bop ou free, qui plonge dans une narration sans bulle. BD pas loin. D'un geste tendre et délié, le trait adoucit le regard. D'où quelques jeunes couples amoureux qui l'achètent, un artiste solidaire qui investit et d'autres qui complimentent.
oivier-boutet.over-blog.com
www.fredbred.fr
C'est notre international. Tout acquis à Basquiat, mélange entre Wahrol et Rauchenberg... et sa mémoire qu'il encre et ancre, comme j'aime autrement faire et penser. Expose ou exposa ici ou là, loin d'ici. Qui boude la dessin et s'adonne à la sérigraphie. Don de soi en soie, le travail s'imprègne de différentes cultures, pousse sur un terreau breton. Grand papa marin très au large. Je le rejoins sur ma mémoire et moi qui aide mon père derrière les écrans imbibés d'encre. Je le croise en lecture de Peter Doig qui justement me sert de marque page (article de son expo à Paris) dans une de mes lecture en cours ("la sculpture de soi", par Michel Onfray - qui s'inscrit dans mon projet de "mise en boite de l'ego", en bocal et en conserve etc). Son site à découvrir pour un périple très street et par-delà...
Philippe (méhaute) de St-Alban. Pas d'email, pas internet, que son univers où il voyage à vue, à traits, tendres et intergallactiques, d''une poésie totale presque intégriste, quasi PQF... en plein flou d'un être tout acquis au sourire... à découvrir sans brusquer.
http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/rostrenen-loudeac/pleneuf/saintalban/exposition-philippe-mehaute-et-ses-figurations-libres-08-08-2009-
501037.php
Eric Quemener : LE nom breton et des coutumes de parisien. Infiltré par la figuration libre qui m'inspira à mes débuts quand le groupe piratait les affiches géantes face au lycée où je m'enterrais vivant (Turgot)... de Combaz, frère Di Rosa & Cie, et perfusé au Keith Haring et à la bulle USA. Humour de toutes les couleurs, social politique et qui fleure bon.
Le site à ne pas louper (c'est du pro et pétant, pas comme mon "fait main" et PQF) :
http://www.serialcouleurs.com/
Sophie Le Clanche, un touché d'une grande délicatesse pour des humeurs fantastiques, un chouille post-surréaliste sans la pompe, et avec beaucoup d'iode.
http://www.artmajeur.com/silc/
Autres artistes que je me fais fort de PUBer un brin :
www.didier.lozach.fr
http://moniquecopolata.online.fr/
http://etc.photo.free.fr/ (Mikaël Helleux)
www.christelleshaefer.com
Sinon, tout neuf :
J’organise avec un grand floue, une double exposition spatio-temporelle :
· à paris 15, la nouvelle galerie-habitable, un salon-chambre-cuisine que j’envahis d’un accrochage 19ièm avec divers travaux, toutes périodes.
· à Erquy, l'atelier-galerie-ex-hotel-panoramique, tout autant habitable.
Visite sur rendez-vous avec Jocelyne à Paris et tHierry à Erquy, ou les 2 au hasard de nos déplacements incessants... selon nos dispos. Nous contacter, pour ceux qui connaissent nos phones ou email, phone pour J et, email pour t. Et le cas échéant, si on ne se connaît pas encore - quelle lacune ! - le blog fera l’intermédiaire ?
Elle ajuste ma bague... dernier coup de marteau.
sup pour les initiés : Info préparatif mariage. LA liste OK de 10 heures de musique pour bouger dedans et dehors à tous les ages, avec pas mal de mes préférences, tout de même. Pas de danse du canard, ni Patrick Sébastien ou Noah, mais j’ai fait quelques concessions. Non sans mal… j’avoue.
Enfin : ne surtout pas oublier, si vous voulez péter la forme cet automne jusqu’au printemps, les doigts dans le nez, de prendre illico rendez-vous chez LA naturopathe dont tout le monde parle à Paris (programme sur mesure qui va vous sied à coup sûr) :
http://www.parfum-de-sante.com/contact-rendez-vous/
PQFment votre,
Citation accessoire du grand maître PQF : même pas peur, vivons tout, éperdument, à la folie, avec confiance en soi et en l’autre et, en la vie, grande créatrice du foutoir infini et de son Flou… plutôt rater que de passer à côté.
Et j'ai bigrement raté échoué loupé des trucs et bidules, pour savoir que pas l'essentiel...
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