Dimanche 29 mai 2011 :
Anecdotique : Fête des mères, de MA man pas loin de Caen coincée, presque toute bloquée par son parkinson, une fête qui ne tombe pas, cette année, sur mon jour de naissance. Voilà 48 ans de ça, la date collait pile poil. Bonne fête maman !
Je peins des petits bateaux papier plié. Couleurs pliées pour une idée dépliée dans un tumulte de pensées. Je fais une mini-pause dans mes Lourtuais. Pendant la Fête anniversaires (2 anniv), ce 27 mai avec nos invités presque habituels, plongeurs naturo architectes etc, je vends 3 Lourtuais (1 en attente de séchage de signature = empreinte de ma main à l'huile, au dos du bois) à prix super promo… pour mon moral, bien. Je dois le soigner très vite. A ras le talon, d'Achille. Demain, je rachète des toiles (lin brut) à faire du Lourtuais, colle de peau, un nouveau pinceau, très fin, et un maousse blanc titane. J’espère exposer tout ça à Erquy, début ou/et fin juillet. J’attends la ou les confirmations avec la crainte de ne même pas pouvoir faire ça. Je compte bien sûr montrer du Lourtuais, mais, pour voir, entendre, je veux aussi mettre quelques autres trucs. une ou deux têtes de rien sur de l'écrit ?
S&G, mes principaux et fidèles collectionneurs, m’achètent trois apnées de poissons de 20X20, en hyper super promo. Normal ! Me fait tellement plaisir. Ils me voient juste. Et... je vends un Simili (livre avec Lourtuais dedans). Et Heureux de le dédicacer à mon ex prof d'apnée (l'eau, la mer), le seul avec lequel ne pas respirer ne me fut pas si pénible que ça. Parce que finalement, respirer, c'est tellement bien. Le meilleur moniteur ? D'évidence, mon préféré.
Peindre Lourtuais,
encore et encore... comme un « paysage de peinture », à répétition m’amuse, me plaît, me décale, me met la tête un peu à l’endroit, me rapproche de là-bas. Mais, ne colle pas avec ce que je veux peindre, faire et défaire en moi. Avant, après, je me sens comme inconfortable avec cette peinture… Que je pourrais peut-être enfin vendre (à prix promo définitive). Je veux trop sortir de mon trou ? Moi, un claustro de premier choix.
Pendant, cela va vite, le paysage se laisse faire. Souvent, je traîne dessus, comme pour trouver un truc, LE truc. Et bien entendu, je ne trouve rien. Il n’y a rien à trouver, sans doute. Je joue avec une sorte d’écume, avec des estompes papier ou éponge ou autrement. Je varie à l'envi. Vraie joie à "faire". Je change la luminosité, les traits. Je module à peine l'idée. Et je patauge un peu. Je prends un vrai plaisir à tâtonner le rien de cette peinture. Et je me dis, j’espère, que peut-être, à force de fouiller profond dans ce rien, dans ce simulacre de peinture, je vais pouvoir toucher quelque chose, une matière d'être, avec un fond de PQF bien collant, gras, vrai, puissant ? Une pensée, une émotion poétique à part ? Je vais continuer, donc, à peindre des Lourtuais. Pas mieux à me proposer.
Par ailleurs, j’aimerais créer un site (un vrai, avec galerie/gallery, du sérieux) alors je regarde ce que font les autres : Ben (bordel dedans-dehors), P.Sorin (que j’adore), Fabrice Hybert (sans T, avec ses POF, et que j’adore pas) dont le site me plaît. Quelques site de galeries, aussi.
Dans l’œil mai 2011, je découvre un certain Jules de Balincourt (né 1972), un français exilé aux states, LE Français qui vend le plus (ou, « le plus performant aux enchères »). Etudes d’art à San Francisco, j’explique son succès qu’avec ce pédigrée. Sinon, je ne vois pas.
Dans l’œil juin 2011, je découvre Marc Desgrandchamps (né 1960) exposé bien tôt au musée D’art moderne de la ville de Paris. Son directeur (du musée) pense à Malévitch, et voit dans son travail un « souffle considérable » avec de la « radicalité ». Je rêve ? J’ai bien lu ? Comment peut-il croire ça, sincèrement.
Je découvre une peinture réaliste, photo dégoulinante, grand format dit « panoramique ». Pour en mettre plein les yeux ? Remplir l’espace ? Une tête vide ? Technique du délavée. Me fait penser à cet écossais qui vend si bien, aussi, exposé au même endroit il y a peu (déjà ce même directeur ?).
J’essaye de me situer, de comprendre. Peindre encore ? Vendre quoi, comment ? Peindre quoi ? Confusion totale… ou pire. Entre les délavés, et les Scurti, Hyber… etc. Avec F.Pinault et semblables qui orchestrent ? Pourquoi faire ça ? Pour qui, pour quoi ?
Moi dans ce marché, je sais qu’impossible. Marché pédant, inculte, fatigué ? Les Allemands Américains et une armée de chinois (pouvoir économique oblige), lui, cet autre que je découvre, il me semble, ne proposent plus rien. Et comme une fatigue générale du cerveau collectionneur ? Trop d’argent ? Non, il y a toujours eu… Je ne sais pas. Je ne comprends pas. Je ne vois pas. Pas grave, je peins, bricole, crée encore...
Sinon, (à cause de tout ça que j'écris ?) :
Le PQF subit encore une mutation : il sera de ce jour, un mouvement Poétique moins Quantique que Flou. Fou et très Flou... me cloue le coeur sur une météore banane, POUR voyager vers le plus loin de mon impossible.
/image%2F0554534%2F20171120%2Fob_d4ecf4_1467653862.jpg)