16 mai 2011 :
Anecdotique : je vais me marier. Avec une sirène, pour sûr. Si pas de bévue, accident, en 2012. Et j’habite Erquy, où je « rêve » de m’enraciner (m’ancrer-encrer), peindre jusqu’à plus soif dans un grand hangar (eau et électricité nécessaires) avec pas loin la mer qui chahute mes sens et ma raison.
Je peins une vue de Lourtuais, plage, Erquy, Bretagne nord, presque en France. Je variationne (J’ai arrêté de compter à trente variations) dans toutes les teintes qui me tombent dans les mains, pinceaux, brosses, couteaux. Quel Plaisir monstrueux à peindre. Les matières, les couleurs, les parfums, la tronche tartinée de voluptueuses émotions. Aucun format imposé, aucune manière. J’outrepasse même le cap du carré. J’écartèle le dictat du bois. Je fais dans le lin, brut. Et que cette vue, que Lourtuais. Je souhaite en faire comme une exclusivité sensible, poétique. Une odyssée picturale ? Je voudrais aller le plus loin possible dans cette idée de peinture. Partir de ce paysage ordinaire, et aller au hasard, partout où je ne connais pas encore au cœur de ce fragment d’« ordinaire ». Très loin dans ses profondeurs et altitudes. Me perdre. Me perdre dans cet infini que d’autres n’imaginent pas. En extraire toute la poésie (Quantique et Floue ?), de ma tête qui pense ce paysage, comme un paysage de peinture.
Ce PQF est une blague. Quand posé LA question, plus que des miettes de réponses, de la poudre aux yeux. Un avatar de mon métagag, enfin retrouvé. Mon refuge philosophique, spirituel, anecdotique. Le quantique est à la mode. Il circule dans l‘air. Du mystère aux pattes, à l’univers, au début du tout. Au début de tout, je vois la Poésie, la particule de poésie.
Et, en ce qui concerne le « flou » ? Le flou va avec et me va à ravir.
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