Chronique 1
LE pQf 2020
titre : Schmutz, Bibi, RTT en fanfare après le Luxembourg et une peinture anglaise en promo.
Voilà ! Revenons à ma source, poétique, du pQf. Mon fondamental … Le peindre, peut-être pas ? L’écrire sans le décrire, bien plus que jamais encore … Mon "enfant" reconnu, unique, intime. Pour Quoi Faire ?
Par exemple : la vie ? Anecdote qui illustre : je posais la question au Beauf qui avec son épouse, instinctivement, me répondirent « faire des enfants » et la suite qui va bien avec … et moi de penser : « répondurent », de dur, même si faute bien laide, irait mieux. Sur le coup, sur le cul. Que ça la vie ? Le truc animal, l'instinct, l'espèce, qu'un seul sens ?
Et donc moi, pas papa, avec une relation ratée avec un vrai papa (presque) sans papa (d’où maladroit avec moi ?) me disait que forcément, pas de vie ?
Ouf la vie ! Même pas folle. L'art que le lard du bidule ?
A voir absolument. L'Artiste absolu, qu'il ne faut pas louper. Il vieillit comme moi, depuis les presque 30 ans que je suis de loin son chemin, de Ouf précieux.
Tout ça, avant que le pQf naisse (par un trou dans la tête que j'ai peint-plein de courant-d'airs),
et me sauve du trou d'air ...
Bibi. C'est qui c'est quoi ? Que la pub d'une enseigne consumériste ?
Non. Pas que ...
C’est aussi un « petit nom » confidentiel, que seul très peu de personnes de ma famille, et très proches, ont utilisé à mon sujet.
Oui oui. C'est fait, c'est un peu douloureux mais, je dévoile. Je lâche du lest dès la chronique « une » du "pQf 2020". Maintenant que ma famille de l'époque dinosaure, juste après le trias moyen et le Crétacé-Paléogène, autant que mes proches, presque tous morts, trop lointains ou évadés de ma vie. Extinction de l'espèce de l'ère "bibi-oïque".
« Bibi » (moi enfant) s’efface à mes yeux avant que Franprix me vole ça. Affiche sur mon chemin de RTT. Le « nouveau programme », et pourquoi pas ?
Bibi ? Rien à voir avec mon prénom. Pourquoi Bibi ? « Bibi Fricotin », BD maintenant oubliée d’un gamin un rien gavroche et turbulent ? Non. Chéri-bibi, l’évadé de Cayenne, de l’ile du diable, injustement condamné et qui échange sa vie contre meilleure, avant de retomber , billet-retour vers Cayenne ? Non ? Personne ne pouvait prévoir, à me voir, bébé, ma vie de précarité, le flottement général, le doute et la confusion, choix malheureux et échecs à répétition. Dès mon enfance et mes parents endettés, embêtés, en fuite continue pour échapper aux huissiers et banquiers, humeurs sous perfusion de tracas, qui déménagent tous les 3 ans. Et moi jeune adulte, fourvoyé dans des études « forcées-galères » pareilles à une punition, avant une armée improbable (un RAMa sans rame) dirigée par un colonel qui se rêve en guerre et se flagelle avant son suicide. Prologue qui annonce la vie de bureau, des embauches loupées, incomplètes, CDD et intérim à gogo entre 2 conseillers pôle emploi qui balbutient un monde du « travail » qui leur glisse totalement des méninges. Juste avant l’ennui … Un chéri-bibi qui passe son temps à s’échapper-belle de son ile du Diable, et tombe, finalement, dans la soupe du pQf. Une dérive poétique, qui flotte. Un flou de l’être, dont je m’accommode, enfin. De quoi finir le chemin, inondé.
le poinçonneur ... mon évidence ?
C’est un jour de RTT, pas loin d’une nouvelle fin de CDD (et peut-être le dernier ?) que je me suis résolu à lâcher beaucoup d’espérance. Un gros lot d’un coup que je jette à la Seine aux culs des mouettes qui dérivent dessus, au bout d’une ile sans diable, au square du Vert-Galant. L’endroit parfait. Ciel bleu. Au bruit d’une micro-fanfare d’étudiants qui fumaient du rêve, bien odorant. Bières à gogo qui trainent aux pieds. Gainsbourg dans leur tête, un air, et pas mal de fausses notes, autant que d’enthousiasme. Jeunesse en joie qui s’évapore, hammâm, dans des vapeurs de sons. Un ange qui passe ?
Le Schmutz qui passe ...
Même pas. Plutôt, je pioche le module prosaïque : un Schmutz passe.
Au son qui déraye un brin du "poinçonneur des lilas" ... comme une évidence ?
Et plus précisément,
un « Hydro-Schumtz ». Je traduis : ce qui de l’allemand, dur, était une « saleté » devient vers l’Alsace, si propre de réputation, un « bisou ». Un mouillé, puisque d’un genre « hydro ». Un bisou mouillé, passe sous mon nez, les lèvres, sur le fil de la seine, du fleuve, sur mon chemin, détrempé.
Oui, n’est-ce pas ? Pense le connaisseur que je ne connais pas, voilà bien en nature du beau et vrai « pQf », pur jus. J’aurai voulu, je n’aurais pas su mieux y faire.
Et la peinture anglaise « de Reynolds à Turner » ? Battu sans doute (je ne chronomètre pas) mon record de passage dans une expo. Certes, pas énormément de tableaux avec par contre, de la foule. Pas mal de groupes dotés de speakers qui rendent difficile le passage.
petits bout de Turner ...
Ambiance clair-obscur (vraiment LA mode des « commissaires d’expo ») et rien qui me colle à une toile. Le Turner sur l’affiche ? Que le nom sur le papier. Un seul tableau et pas le meilleur, loin de là (à mes yeux et connaissances). Les anglais nous l’ont fait brexit, à l’envers comme leur grammaire. Mieux vaut partir pour Londres et ses musées gratis, géants, et bien fournis. Frontière ou pas frontière. Quelques tableaux m’arrêtent pour leur technique (une façon Velasquez m’amuse avec le décalage du temps, 16ièm-19ièm, pour une Angleterre qui, si souvent, aura précédé nos modes) ou sujets distrayants. Campagne, famille, froufrou. Beaucoup de travail de peintre pour satisfaire une demande, au poil près, brillantine incluse. Avec Turner quasi absent, Constable oublié. L’émigré Van Dick, transfuge de Rubens sur Londres, un siècle avant Reynolds, reste bien plus « moderne », ou audacieux dans sa façon de satisfaire sa riche clientèle.
Expo. Peinture. Oui, je vais avoir énormément de mal à lâcher le morceau. Si je décide ça ... perdre mon lard.
Rebeyrolle, Paul, et Art Up de Lille, sont déjà dans nos valises futures (début mars et fin avril), billets Sncf sur appli sous la menace de grèves futures. En vérité, je ne sais pas trop quoi faire avec ça, qui me compose pour beaucoup. Trop ? L’inclure discrètement dans le tunnel d’une vague pQf, sera mon idée du jour et du WE. Perdu dans mon BLOG pQf aux 231 articles (presque) ignorés …
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