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Extrait de 

 

Blabla d’un anartiste

(élucubrations sur la matière « art »)

Lundi 24 octobre 2017 : Fiac 2017, encore loupé. J’aime bien visiter cette foire, une vraie foire qui dit la santé d’un marché, national, et parle du bout des yeux de l’Art en place, de surface. Je préfère celles de Lille ou Bruxelles. Je ne connais pas celles de Londres ou de Bâle, pas plus Miami.

 

 

 

 

ET, là

Je pense à l’armoire à pharmacie de Hirst

 

(Damien made by Saatchi et reconditionné par Pinault, un YBA : les vaches découpés et le requin au formol, une flopée de crânes avec ou sans diamants, et aussi de ma génération, cru 65. Armoire à 14 millions d’euros/ Sotheby)

 

encore exposée cette année par une galerie à cette FIAC 2017.

 

 

 

FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...

 

 

 

Je pense à la fin de vie de Gauguin (relent mode après sortie d’un film), à Vincent Rembrandt (pour les plus connus, quasi clichés) 

 

et à d’autres, tellement d’autres que personne ne connait, ne connaitra jamais. A l’art, son marché, aux « artistes » et circonstances de leur mise en lumière, là, plus tard, ou jamais, au fait « d’apprendre » l’art. Apprendre l’art ?

 

 

titre : le grand écart - 1963/2013

titre : le grand écart - 1963/2013

 

 

Bien sûr, ce que je viens de peindre n’a rien d’extraordinaire, une fois placé dans l’Histoire de l’art, mais à mon sens, pas plus que « l’armoire à pharmacie ».

 

 

 

(Quand l’inconnu comme moi « crée », toujours  - et maladivement ? - ce tas de questions vient le parasiter dans son travail. Pourquoi faire ? Pour Quoi faire, encore et encore ? Ce qui signifie dans mon cas de stocker ces planches, ces toiles, empiler, encombrer un espace « de vie », ces "têtes de rien", ces pages d'écritures, papier puis octets en pagaille d'une clé l'autre, des disques durs et mémoires qui finalement l'une après l'autre, pour toute une vie, disparaissent ? Question qui se pose d'autant que là je viens d'abandonner l'idée d'une "vie normale", en "société". Réponse partielle dans mon prochain blog …)

 

 

 

 

 

 

FIAC 2017, que je loupe ...

Depuis Duchamp, je ne comprends pas cette insistance, tout ce troupeau d’artistes « qui interprètent », répètent, pire qu’un académisme fin 19ièm. Avec toute cette émulation autour, artificielle, dans un marché de l’art totalement inculte.

 

 

Tout ce blabla, le « conceptuel » qui surexploite le monumental, le gag, une actualité saturée, logorrhée qui n’a pas de fin.

FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...

 

 

 

Je ne comprends pas, tout à fait. Je sais que cet « art » dit aussi notre époque, sa fascination pour une type de réussite, sa fascination du pouvoir, le zapping, le buzz. Le made in, NY puis Berlin, China. Quand il y a eu Rome, Florence, Paris … C’est occidental, et … artificiel.

 

 

 

Mais,

au-delà de cet emballage ?

 

 

FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...

 

 

L'art  ?

 

L’originalité, le talent ou plus ? Faut-il chercher ça dans le support ? L’expression ? Le blabla ? La dextérité, ou virtuosité d’une interprétation ? Ou le seul aspect monumental, spectaculaire, qui écrase ? Par un prix accepté, un échange commercial ? Que "vaut" un tableau, une oeuvre ?

 

 

 

FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...

 

 

 

Sur un mur de mon atelier (cartes postales ou cliché volés), des artistes en pagailles, leurs tableaux, des portraits, mais pas que …

 

 

 

Je regarde le Rembrandt (un des derniers autoportraits) qui à Amsterdam il a quelques années m’a fait … un effet terrible. Chialer ? Pas loin ? J’essaye de comprendre cette émotion, « subite », après un temps assez long de « tête à tête ». Lui peint, il y a quelques siècles, moi vivant, dans un musée, face à une peinture. Ma vie a déjà bien passé, avec quelques points de fractures, quelques virages mal négociés, ma dose d’amertume, nostalgie, la mémoire éteinte de mes joies, tristesses. 

 

Je connais sa vie de ce que j’en ai lu dans plusieurs livres (autres piles), à travers ses tableaux, son geste, une technique, des attentions et intentions. Ce tableau est comme son empreinte, une trace que je suis, piste et qui me conduit à lui, « l’artiste », l’homme, fragile et excessif, passionné, bon vivant et mortel, disparu. Je vis un effet miroir, partiel ?

 

Ce regard, ce visage, cette pose et comment Rembrandt dit cet instant, avec son mode d’expression, toute sa vie incluse dans une technique, un mode opératoire, un réflexe d’expression, sa main encore proche de cette surface et qui parfois touche, ajuste et écrase du pigment dans un médium gras, dessous la chaleur et des lumières qui cherchent une sortie ? Cela, tout cela d'un bloc, flash, m’a submergé.

 

Pas pu … pas fait gaffe. Pris de vitesse, dans une faille du temps. Fenêtre-tableau vers univers parallèle. Le système limbique hors contrôle. Une détresse, un appel, sourd et puissant, amical et amusé, d’un mortel qui se laisse voler la vie par le temps et ses désagréments. Une confidence, dans les traits d’un visage, d’une expression. Qu’importe le support, aucun blabla, juste un échange, entre lui et moi, moi ici, et lui dans son nulle part. Echange animal, lointain, brut, flou. Fantomatique. Dans un aller-retour poétique. Je souris, je pleure.

 

 

 

 

 

 

 

dernier autoportrait de Picasso ...

dernier autoportrait de Picasso ...

 

 

 

 

Aucun mot … que maintenant, bien, bien plus tard quand je ne sais plus. Quand je me sens perdu. Quand j’ai besoin … d’une direction, du sens, le truc limbique et basique, pour avancer. Vivre, encore. Ne pas être seul dans mon expression, sur ce rafiot de papier, plié ... et presque froissé. Une expression poétique que je pousse, pousse, le plus loin possible dans mon atmosphère, un océan de sensations, sentiments, songes, Je navigue peut-être avec la boussole, affolée, de Jack Sparrow (moineau et pirate des caraïbes), qui, belle métaphore, indique la direction de son désir ? Naviguer, au pif, mais sous le vol d'un fou, aux pieds bleus (en lieu et place du moineau) que j'aurai décidé phénix perso.

 

Mon UN-ivers.

FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...

 

 

 

 

Prochain BLOG, sur le mois d'octobre et ma "reprise" (par le menu détail)

Je rempile ...

Et illustrés par tous mes derniers "travaux" (à empiler)

FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...
FIAC 2017, que je loupe ...
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