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Noir, de bougie ...
Noir, de bougie ...
Dévidoir, un jour de janvier 2016.
Pour un blog noir, de bougie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne plus peindre, créer, construire une machination pQf qui me labyrinthe la tête … ni lire, ni tout ça qui me bougeait mille pensées à la fois etc. me détruit de l’intérieur. Cela me détruit beaucoup plus vite que je n’espérais pas. Aucun remède. Que des chiures d’espérances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les petits îlots de création que je peux encore m’accorder ne suffisent pas (j’apprends aujourd’hui qu’ils vont à l’avenir pire se raréfier)

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop de dégâts entre chaque respiration, des apnées trop longues sans O2-térébenthine qui me bousillent dedans. Je m’asphyxie avec dommages collatéraux que je découvre au fur et à mesure. Et chaque ilot devient compliqué à … aborder. Le temps d’acclimatation dure de mal en pis pour me réduire à rien mon espace « hors le temps ». Dérèglement climatique intime, terre inondée, je me noie dans le rien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant - on ne se refait (presque) pas - optimiste déraisonnable j’attends, sinon un miracle, un coup de chance, une aide inattendue et décisive. Celle d'un Ange qui fait les piges ou mécène façon Saatchi, une adhésion pQf massive, floue mais claire ? Le grand palais ou Beaubourg qui me rétrospective tout entier, comme une installation-création d'un artiste qui revient de nulle part, dans son bagage les traces du titan qui dévore les âmes ou le temps ?

 

L'Expo du nulle part, de personne et moi qui l'incarne, qui est rien et tout. Un éparpillement d'existence. Expédition lointaine d'une vie en plein chaos anartiste ? Me voilà enfin, moi-même, à nouveau en mouvement, en création et bricolage mental incontinent, en vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'attends une échappée-belle qui me sauve de l’impasse. Impasse du temps, financière de plus en plus cata, de ma frustration corrosive et de l’ennui abyssal. Me sauve des chiffres et du costume. Du cadre et de ses barreaux.

 

 

 

J'attends moins, que je n'espère.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je sais pourtant bien que la probabilité est contre moi. Comme il faut jouer pour gagner, je me dépense tout entier, en panique et avec déraison. Roulette russe, jeu absurde. Et dans mon délire et/ou vertige (foi de pQf), il m’arrive alors dans mon trou de vie, existence rongée jusqu’à l’os, d’oser imaginer tous ces tableaux, serial paintings, que je ne peindrai sans doute pas, ces livres à écrire comme des poupées russes, ces micros-film avec « têtes de rien », mes complaintes pQf et montages à nœuds de pensées toutes folles, j’imagine entre 2 chiffres, 2 vides, entre 2 blessures, en plein mon ennui et au cœur de ma frustration délétère. J’imagine ou, je respire un peu. C'est bref, à "bout de souffle" ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et … un peu malgré moi, à chaque bouffée d’air artificiel, je vois ma sœur, ses poumons cramés qui tire sur sa dernière clope, qui vaguement sourit, qui doucement me regarde, et qui surement se meurt dans mes yeux. Miroir, je réfléchis ma fin. Vertige, je m’abandonne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et puis

(je) me console petitement avec ce trait de mots que je colle au "mouvement pQf" :

 

 

"qu'à défaut d'apparaître, je ne pourrai (donc) pas disparaître".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

thierry

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