Extrait du « PQF tome 7 », du dimanche 25 avril 2010 ou, jour du souvenir :
Quand je peins, quand j’écris, quand je vis.
Seul l’instant existe, et cet instant concentre tout ce qui est.
Dedans, j’inventorie un drôle de bric à brac :
L’espace infini ou pas, sais pas,
Le passé repensé et pansé, qui colle au futur imaginé et dirigé
Mon énergie d’être, folle ou flamme
Un Tout est possible
Un presque rien qui germe
Un je-ne-sais-quoi dont je crois tout savoir et,
Dont je ne sais rien
Un moi,
Qui équivaut à un univers,
Danse le rigodon
avec une flopée d’univers,
Ce je, jeu, mise tapis, qui dit autant que chaque moi qui gigote flotte dérive ou, naufrage, dans cet instant.
Après avoir entamé, surpeint 2 grand carrés (46X46 inches), je tombe (la pile de planches « à finir » ou à « réfléchir » s'effondre) sur quelques petits carrés, dessus chacun, une copie de photo marouflée :
avec 2KI, ami disparu
un oiseau mort, berlinois,
des poissons juste pêchés, asphyxiés,
des feuilles mortes, petit bateau plié en passe de chavirer.
Coïncidence ou pas, en tout cas l’idée tombe comme une évidence :
de recadrer avec couleurs primaires, brutes… originelles, jaune, rouge, bleu
+ blanc
Besoin de synthèse, de lumière solide, complète,
Couleur de deuil ici, ou/et mariage-pureté-renaissance ailleurs.
De cadrer d’énergie folle ou flamme ou,
Fuir la marge, vers un autrement possible, repensé pansé imaginé dirigé ?
Cadrer, ou marger la « mort » avec du gras de vie, bien dodue, à baigner dans une source de couleurs vives, une jolie « violence » des éléments. Belle dissonance. Son vrac. Sa « brutalité » heureuse, joyeuse … un vrai chemin avec friches, comme j’aime m’y perdre. Où je finis par trouver, chemin « faisant », un instant de paix, vide de moi.
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