Accident de Nelson
Et demain, je fais quoi ?
Je ne suis pas un pro, plus assujetti et encore moins affilié. J’apprends que la MDA (Maison des Artistes) m’a disqualifié, « désactivé ». Administrativement, je ne suis plus un « artiste pro ». Vraiment ? Et bien quoi ? Rien.
M'inspire que :
Ma prochaine expo/Erquy non « pro », d’anartiste, constituera la matière de mon prochain « travail ».
Une réflexion sur l’art. Pas sur un Art plastiqué, sa nouvelle église infestée par les dogmes. Non. Mon Trafalg’Art y suffit. Suffira.
Réflexion-miroir sur un Art que je vis, sur celui ou celle qui le pratique, celle ou celui qui, plus fort qu’elle ou lui, ne peut vivre sans créer, imaginer, au-delà d’une réalité de convenances, idées reçus, de troupeau ou de meute, de fake-life et de portes fermées.
Réflexion tout azimut sur l’art, la liberté qu’elle implique, la vie sous la contrainte d’une fin, le cadre-temps. Point final à une ligne plus ou moins tarabiscotée. Créer, avec ce qui est. Ma réalité, pleine de points de fuite et d’imaginaire, de fenêtres ouvertes, de ciel dans tous les sens où les étoiles et planètes, comètes et trucs non identifiés, trucs noirs et énergies floues, se bousculent, explosent, se consument, font de drôles ou « sacrés » tours de magie. Je crée et je suis au spectacle, tous mes sens éberlués par une liberté qui me gagne un peu plus chaque jour. Là, j'ébauche ...
Pour commencer ça, je souhaite fabriquer un journal de bord de l’expo « BPP et ZOO ». Confusément vivre, ce que je partage, comment l'autre reçoit, et récolter ce que je peux, ce qui se crée avec ça.
Sur blog, Instagram, vidéo, photos, écritures etc ? Peinture ? Tout ce qui pourra contenir et soutenir le sens de mon expression, faites d’émotions, sentiments, idées, impressions, mon flou (pQf) d’être dans son entier.
Une réflexion à tisser,
entre mon ZOO intime - une animalité sensible, tendresse et cruauté de l’existence. De l’exploration d’une intimité, d’un individu, pour toucher l’universel et si possible, au-delà ? - et les BPP, qui depuis mon enfance (voir textes expo) me font naviguer l’esprit, jusqu’au Trafalg’Art.
Nelson-bis perso en pleine bataille, tout à la fois gagnée et perdue, d’avance. Et que je casse ...
Peinture, port d’amarrage ou jungle de ma mémoire, chantier naval des Bateaux Papier Pliés.
Une réflexion à tisser,
Entre Beuys, tellement blabla dans lequel il noie son trauma. Anartiste qui enseigne le déclin, "l'effondrement" si mode, bougé par un Art-politique qui à son idée doit changer-révolutionner le monde et l’individu
Et, Pierrick Sorin (trop peu connu et défendu à côté des Hirst Koons Mendes et Cie que des critiques d’art ignares par conviction disent « emblématiques » bien que tous tellement prévisibles et anodins. En toute subjectivité …) dont la pièce « 22h13 (ce titre est susceptible d’être modifié d’une minute à l'autre)» me tient la tête depuis que vue-écoutée-aimée au théâtre du Rond-Point.
Réflexion tissé
Entre (et autour de), Grave et léger, poésie et burlesque, moi et plus personne, je-ne-sais-quoi et presque tout.
Quand on sait, devine, que l'Art ne se limite pas au beau, à une harmonie, au décor d'un salon (citation de Picasso, la "déco du salon"). Le beau et l'harmonie, l'équilibre, trop fluctuant, divers, selon les civilisations cultures époques, clans et individu, jusqu'à même qui varient au fil de la petite histoire de cet individu. Trop flou, de "mise au point", quand j'opte pour le Flou "de bougé".
Je prends toute la vie dans mon idée de l'Art, le "beau" et ses failles, les accidents et les "miracles", le chaos qui bricole un équilibre, l'être qui chute et/ou vole, le déchiré le froissé et le plié d'une existence. Un art qui dit la liberté, folle dangereuse et merveilleuse, difficile et peut-être impossible, mais définitivement source de toute création.
Tout ça, toujours en toute subjectivité.
Aujourd'hui, aucune idée précise de quoi comment travailler la matière de cette réflexion, à venir. Pile poil comme j’aime, en fait. Prendre tout ce qui me tombe dans les mains et l’esprit, le temps des 15 jours d’expo, trier et triturer, modeler et créer un truc. Partir du chaos, des pensées sans équilibre, ébauches du hasard, pour aller nulle part, mais autant que faire se pourra, aller très loin là-dedans. J'aimerais ...
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