Ecrire ?
C’est une vieille pratique. Une habitude … Un machin d’entant. Un tas de gens encore lisent, plus ou moins, entre les mots, tout du moins ceux qu’ils comprennent. Les histoires se répètent, les idées se reproduisent et trop souvent avec le même code génétique, syntaxique, narratif, du même sang avec toutes ces conséquences de consanguinité. Pas grave.
Longtemps que je m’adonne à ce vice, des mots. Longtemps que j’ai plus ou moins abandonné l’idée d’être lu. J’écris toujours, longtemps, mot après mot, sans but, histoire, fin. Que ma fin, bientôt, pour arrêter la ligne, une page, un nouveau « livre », inachevé.
Avant et pendant que j’écrivais, j’ai lu. Longtemps et beaucoup, j’ai lu. Et j’ai énormément aimer lire. Et, bizarrement, je me suis attaché à ceux qui écrivaient. Ils écrivent des heures et des heures, des jours et des jours, parfois toute une vie qu’ils vivent à peine, entre deux pages, deux échappées. Ils écrivent au plume, sur un clavier ou au crayon à papier. Tous certains et certaines qu’ils et elles inventent et partagent LE livre. Enfin, presque tous.
Il y a bien aussi ceux qui en font un métier, un travail, une activité sociale. Pour "gagner" leur vie ...
Ben non. Bible ou pas, je n’y crois pas. Aux paroles d’évangile. Mots définitifs. Dans ce que j’ai lu, il y a mes idoles, perso, qui s’accrochent à mon histoire, très perso. Très accrochés, les mots, quelques livres. Une idée de l’écriture, aussi.
Juste quelques siècles d’écriture, sur une planète vieille plus ou moins de cinq milliards d’années, un univers de … plus longtemps, longtemps, pour une espèce parmi d’autres qui disparaîtra comme toutes les autres, comme cette planète, ce soleil. Cet univers. Ce temps. Les mots. Mes mots travestis tout en noir sur un blanc, ce vide et mon vide.
Ecrire, lire, peindre. Remplir mon vide. Avec des mots, des couleurs, mon style, un être.
Ecrire ? Encore ? Oui. Pourquoi pas ?
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