- Ecole Saints-ANGES (parmi les "anges" ????)
- Collège THALASSA (pion et son chagrin de fou)
- AREVA NC (bouche-trous de 10 années. Injustice des compétences. L'Entreprise politique)
- LOGIX (bling-bling informatique / open space mi-finance mi-commercial. Avec chef sous bocal)
- CHANEL SAS (sacs et secret. Marketing in, comptables off)
- SIGMAKALON (peintures tour-Eiffel et bateaux / rachat fond de pension US - matraquage humain - burn-out en série )
- COGEMA (avant qu'Areva, secret quantique et antique . Ses filiales : coquilles vides (au cas ou ... les "Cazoux") et avec chercheurs d'or, fièvre passionnelle ou de paludisme. Contacts avec l'Afrique)
- SUCRE UNION (coopérative et machisme du paysan riche. Erreur de distribution après promotion éclair aussitôt défaite)
- Editions ASSOULINE (l'argent de la famille et un peu d'Art. De belles rencontres. Une éclipse totale sur un toit de Paris, près de la place vendôme. Des mannequins blafardes à l'état d'os qui puent du bec le matin-midi dans un ascenseur. Des bijoutiers sous cage penchés sur leur loupe armé de leur flamme bleu. Garouste. Un expert en kabbale rigolo. Etc)
- NISSAN (1er BIG open space. Ambiance lourde)
- ELF ATOCHEM (chimie agricole dans un grand désordre de papier)
- PARIDOC (le mammouth dévoré par Auchan. La cruauté des acheteurs. La bêtise humaine des cravatés à rayures. A rayer de ma mémoire.)
- DUN& BRADSTREETS (analyse financière dans un entresol : Les dessous des entreprises)
- CAMPENON Bernard Bâtiment (Le stade de France. Permis de travail illisibles. Des chiens dans les bureaux.)
- LILLY France (le prozac, la bonne affaire, bonne paye - reprise en intérim : le début d'un long long long chemin de précarité)
- SHELL Chimie (7 années très riches en expériences multiples, pro, humaines, affectives. Londres avec pub tard, bière tiède et cravate. Rotterdam, les usines de Berre, la nuit sous les spots et dans les flammes. Jeune manager sans horaire à fond sur l'accélérateur. Elu au CE auprès du vice-président qui blagouze sur mode ancillaire, au journal d'entreprise et mes publications avec grains de poivre, dessins décalés, Mode de la "qualité totale". Fêtes CE sur péniche, tour Eiffel, Tour Montparnasse etc. Une Nuit chez le DRH, absent, avec son fil (futur chirurgien neurologue) qui vide une partie de sa cave. L'anglais stagiaire Burk, fils de VIP de London, GROSSES fêtes improbables. Rencontre avec l'Ami 2Ki, séparation avec femme de mes 20 ans et ses dommages de coeur. Etc puissance (ou facteur) etc - Et le tout, qui finit avec ma 1er BIG erreur de jugement quand je décide de quitter TOUT ça. The End. The BIG mistake. Sur un "coup de tête", poussée de passion. grave excès de confiance et envie d'ailleurs-autrement, déjà ... SHELL : le coquillage. La noix de St-Jacque. Le chemin (Compostelle ou tout autre et tout comme, intime, "chemin de vie" avec Erquy comme un point d'arrivée, au 16 rue de l'Horizon bleu. Port de LA pêche de la "coquille", port d'amarrage, pour me sauver des tempêtes ? Ou de moi ? )
Parenthèse à ouvrir ?
Des tonnes de chiffres que j’ai rangés, dans 16 entreprises ou mieux dire : « lieux » de travail rémunéré, plus ou moins entreprises.
Une fois j’ai donné dans le « pion » (collège).
Ma pire expérience (la seule sans les chiffres) ? Oui et non. Mon plus petit salaire, sans aucun doute. Une année trop triste, trop triste à crever, mortelle. Ma soeur trop loin de moi, avant sa disparition. Des sms déchirants, encore me déchirent. Et La chef « pions » ne veut plus de moi. La pionne méchante me caftait dans mon dos mon trop d'empathie pour les ados perdus. Comme moi bien plus loin...
Mon seul vrai échec « professionnel » (« Sucre union » est aussi une mauvaise expérience, mais pour un autre motif non professionnel – là encore, proche d’un malaise mortel et d'une autre perte).
Je viens de « compter » cette vie. Que, malgré tout, je ne voudrais pas ranger si tôt … Je n’avais jamais vraiment compté, avant. Je disais une douzaine, ou plus, sans précision. Mon CV jamais exhaustif sur le parcours.
Je "mesure" mieux
maintenant
tout ce poids d’ennui.
D'ennui surtout.
Et ce malgré la diversité. Diversité des activités, des structures et cultures, des jobs et responsabilités, des lieux et conforts de bureau (seul, open-space, grand ou petit bureau, matériel in ou off etc) … diversité des rencontres. Et pas que des comptables ou financiers. Parfois des chercheurs, explorateur (pour l’or), artistes « reconnus » (peintre, photographes, écrivains etc), des brasseurs de vents, d’argent, des égarés et de tous les âges. Professionnellement, J’ai toujours fait mon max, souvent été efficace (car être efficace, c’est aller au plus vite et au plus court et donc, pas de rallonge, pas d'erreur, pas de stress inutile, parasite, destructeur), et créatif pour trouver l’efficacité (organisation du job et vision aigue des flux, autant que dans le lien social et son analyse, réseau idoine, l’empathie et l’évitement, l'anticipation de l'autre et du job), presque toujours avec rien en retour (des merci ! Du blabla, des sourires. parfois de la gène ...).
Sauf la première fois (Shell), encore novice et vite « chef », manager qu’on forme et modèle (au schéma "culture Shell"), qu’on aide, qu'on tente de canaliser. On me promettait the moon, de promotion en promotion. Je tissais une toile, un réseau de premier choix.
Mais, d’une toute autre ambition et encore confiant, je me voyais d’autres espérances. Je me croyais « destiné » à un autre chemin que cette belle autoroute. Un truc sans chiffre et tout cabossé, déjà assez "flou". Avec le recul, j’avais apparemment tort.
Malgré mon « max », fougue + passion, nuits blanches à la pelle, malgré moi, trop anartiste, pas assez vendeur, chemin faisant je me culbutais grave à répétition sur la société, le marché, l’indifférence, le pied dans mes illusions. Et ça fait drôlement mal. Echec sur échec, je m’obstinais, m’abîmais à chaque fois plus méchant et de moins en moins capable à amortir les chocs.
Avant, tout penaud, de m'en retourner aux chiffres. Et très très loin de mon autoroute de départ. Médiocrité parfois monstrueuse, incompétences en pagaille, méchanceté gratuite, petitesses en tout genre. Avec de temps à autres, des sursauts, trop rares, de gentillesses, originalités, intelligence fine, qui me font "tenir" ...
Amère ? Cassé ? Dispersé, plus vraiment tout à fait là, j’en oubliais de vivre autre chose. Ou avec retenue, peur, de la distance, je n’osais plus. Ou plus grand-chose. Je pianotais, et je regagnai mon pays d’enfance et sa transparence, une bulle. Ma fantaisie "grave" de moi ado avant l'accident de parcours (16 ans). Je me cachais quand je ne comptais pas. Confiance qui me fuyait. Jusqu’à plus rien en stock, aujourd’hui.
16 ?
Dois-je m’arrêter là ?
"Parenthèses" : une vie ailleurs-autrement ?
Mais aussi, c'est un essai démultiplié d'écritures, fiction ou/et récit, sur lesquels je trébuche régulièrement (depuis "quand le pion sera fou" - 2012-13). Des pages et de pages que je répète, bégaie, depuis quelques années (4). Et je sais que sans arriver au bout de ce chemin de mots, ma colère envers moi ne pourra pas s'éteindre. La peinture, peut-être, pourra me soulager. Me réparer un peu. Pas me suffire ...
Trouver La parenthèse à fermer, quand je ne les ai pas encore ouvertes.
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