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D’abord, Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) :

Tout en haut à Orsay, en rentrant à gauche, comme caché. Un finlandais qui « triomphe » à l’expo universelle de 1900, Paris, et from son froid descend jusque l’Afrique. Je ne vois rien à mon goût, sauf ce bain d’hippopotames. blog---09.jpg Ils baignent au mur, parmi cette accumulation de symboles et d’appels du pied au métaphysique, très tendance, très époque.

(et sur son retour en ce début de 21iém siècle, avec le pétainisme (franco-français, franquiste ?)… Les obsessions de l’ordre, des réponses aux questions et de l’autre-toujours-intru. Quelle misère et, tristesse ! parenthèse amère politique et hors sujet, désolé !)

 

L’animal sur son dos, ventre à l’air ? Tête à l'envers observe un fond herbeux qu'il gourmande ? Une parenthèse salvatrice, comme un coup de chaud sur la glace. Détente un poil - d’hippo - plus zen. Détente dans une peinture tendue qui voudrait mettre en cage, en cadre, tout le mystère de la vie. Réduit à presque rien ?

 

Et puis, 

 Edgar Degas220px-Edgar Degas (1834-1917) et les nus : une foule oppressante. Nous nous serrons, frôlons, bousculons fébrilement pour accéder aux petits formats, nez collés pour voir un peu dans d’obscures salles (lumière méga-tamisée pour ne pas abîmer les nombreux dessins, pastel, monotypes, tous fragiles). Je vais vite.

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Je reviendrais. Je ne peux pas voir dans ces conditions. Mais, sûrement à voir, bien, et prendre son temps. Beaucoup de choses soutirées de collections privées, qui ne sont pas prêts de nous réapparaître. Voir Degas qui se débrouille comme un chef avec le nouveau venu qu’est l’œil miroir, la photo-graphie. Il voit l’intruse comme un outil magique. Il utilise, cadre comme jamais auparavant, reformule l’espace et le sujet. Lui si classique, sorti bon élève de sa classe, il réfléchit son travail autrement après intégration du monde qui bouge autour de lui. D’autres feront l’impressionnisme (et qui voudront le prendre en chef de file), tandis qu’Edgar suivra son instinct technique, animal, d’obsédé de la vie. Dans les yeux et ses mains, un trait lasso qui voudrait bien attraper la vie au vol, sauvage et puissante. Des couleurs qu’il choisit pastel gras, pour leur maniabilité, rapidité, avec effets immédiats.

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Un assemblage instinctif, cliché, comme un œil de boîte noire. Trou de serrure d’appareil photo-graphique. Pas voyeur, mais bien au-delà, avide de saisir prendre s’approprier, la chair l’ossature le nerf le muscle, de son art.

 

Nombreux monotypes,

blog---08.jpg que je n’avais jamais vu (enfin là : j’ai entraperçu). Technique de gravure ou plutôt d'estampe (gravure, terme générique, global), à une épreuve unique, peinture huile ou gouache sur du verre ou métal, pour ensuite sous presse imprimer le papier. Le jeu de la pression plus ou moins forte, peut créer un dégradé, précise le trait ou le bave. Un mode d’estampe dont le flou est la clé. Flou...

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repro livre, et volée.

 

Parfait pour ces nus, cachés, floutés, avec leurs doses de mystère, et sensualité pigmentaire. Charnelle. Pudique ou tout son contraire. Erotisme ambigu. Une façon très animale de dire le corps. « j’ai peut-être trop considéré la femme comme un animal » propos de Degas, rapporté (un cafteur de plus) par le peintre Xalter Sickert.

 


 

 

Zigzag culturel :

Peinture :  

j'avertis très à l'avance, parce qu'à ne pas louper à l’orangerie :

Chaïm images-2-copie-2.jpegSoutine du 3 octobre au 21 janvier (tellement rare, déjà modestement présent chez Monet au sous-sol, en immersion sous les Nymphéas) J’étais fan, enfant et ado, devant ce désordre explosif avec matière en éruption. M'épatais. M'a séparé de l'attendu Magritte, ou m'aura convaincu de l'inutile Dali.

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Cohue des traits à mettre en parallèle avec le récit visuel de Chagall. Onirique ? Les histoires se complètent dans un au-delà du rêve et du cauchemar. Une même timidité et fierté, un jeu des couleurs et symboles pour dire la fable d’une vie tendre et violente. travail presque spirituel mais juste à côté, du bon côté à mon sens. La culture et son poids de traditions comme un sujet de jeu.

 

Âpre âcre et, suave, sucré. Poètes, l’un l’autre, qui racontent la souffrance, joie, nostalgie et délire. L'ego, l'intime, et l'universel. Mélangez donc le musée de Nice (Chagall) et cette future orangerie au mixeur et, le nectar une fois bu, vous emportera loin dans un royaume sans roi ni reine. Voyage poétique, Flou, où personne ne cherche à trouver, seulement à découvrir toujours plus, à voyager plus loin à l'envi.

 

 

Danse : Zimmerman et Dimitri de Perrot, et leur acrobatique "Hans was Heiri". Dommage, trop tard pour Paris. Mais, ils reviendront bien ?

www.zimmermanndeperrot.com/


Musique : Daha-Braha, ethno-slave d'Ukraine, pas sans intérêt.

Et les Brozeurs, super belges, avec leur «  aboule une fois une frite ». Comme un plein de fritkot blues, sans le blues, à tricoter en dentelle de pommes de terres. Délice...

Mode : Iris van Herpen. Pour aborder lady Gaga ? Juste par curiosité des nouvelles matières ?

Dessin humoristique : Ali Ferzat (né 1951, presque mort il y a peu), caricaturiste Syrien, pour coller à la réalité ?

Photographie : Claudia Rogge, industrie d’art et son overdose très classique de corps et des références. Pour parfaire sa connaissance de l'art usiné, fabriqué, évident, vendeur.

 

Sur le chemin, je croise cette auto sans queue ni tête :

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Tiens, il pleut !

Vivement les vagues...

PQFment votre,

moinerveuxtHierry

 

Tag(s) : #Art actu

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