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La vie, brute de coffrage, dans son rôle de créateur fou, fait le beau et le laid, en fait des tonnes, histoire que l’infime résiste au chaos, à l’entropie générale. Combat de titans que les Grecs et quelques autres d’Asie et d’ailleurs avaient déjà plus ou moins clairement perçu, avant que les monos, cathos musulmans et gOurous, prennent le contrôle des têtes. De leurs usines à blablas, sortent à la chaîne des pis-allers qui armurent les consciences, murent les sens, mais, protègent du chaos et des peurs qu'il crée. Du bonheur en boite, contre paiement en espèce : sa vie. Wharol dans sa factory, et ses boites de soupe à la tomates, couleur sang ?

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Si seulement, chacun, chacune, pouvait plus simplement, surtout simplement, sentir la vie, la ressentir autour et en soi, avec attention et patience, désir et envie, avec notre peu de moyens = quelques sens limités gérés avec difficulté par un cerveau animal et en mal d’animation. Des sens à aiguiser, à soigner et à travailler avec obsession. Et, se connecter, directement, sans fil, sans malins génies, à Tout comme à Rien. Trouver le bon branchement quelque part dans l’espace et dans le temps, de sa vie.

 

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Moi, seul, face à la mer, Caroual les pieds dans l’eau ou, Lourtuais aux sternes et cormorans qui sèchent leurs ailes, grottes à sirènes et galets de grès rose qui se déplacent en masse, je me laisse prendre et je prends Tout. Moi, avec les couleurs pleines de matière et d'odeurs, de sens, la musique qui sature l'espace où je me centre, ma danse affolée et mon chant fou en prise directe avec la vie sans wifi, avec la création, un courant alternatif sans borne et haute tension. Un courant m'alimente sans mentir, m'audace tout entier le corps et l'esprit.

 

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Sentir un peu comment va cette vie, prendre le courant, qui emporte et apporte. Respecter le lieu, l'énergie, l'autre et la différence, intégrer notre crédulité absolue et notre ignorance originelle. Faire avec (plutôt que laisser faire, ou faire à contre-courant). Avant tout, faire.

 

Ne reste plus que : mon PQF. Qu’on moque autour de moi ?Qu’on ne pige pas ? Qu’on mésestime... Ignoré ? Finira mal, ou bien ? Alors, plus qu'à faire... le clown, gesticuler des mots et du blabla, Flou, courant d'air ? J'ironise sur les marges où je fais le funambule. D'un pas claudiquant, je souligne des pieds un fil sur mon abysse intime. Aucune aide à mon équilibre, je tente l'aventure sans filet. Je joue avec l'idée du cadre. LE cadre. Du tableau, d'une vie, d'une narration poétique, PQFment sensible.

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Pourquoi faire ? Pour quoi faire ? Plus que cette question qui me véhicule, qui bouge l’existence d’ici-bas, au cœur du processus de vie. Au cœur du mécanisme de la création perpétuelle. Qu’importe la réponse. Qu’importe si clé en main, aucune porte à ouvrir. Déjà, être. Déjà, être au cœur de la vie… là où je me brûle et me consume. Où j'oublie mes peurs hachées menu par le chaos.

 

Illustrations volées à l'expo "danser sa vie", à ne pas louper à Beaubourg jusqu'au 2 avril (si inspiré avec justesse, écrirai à son sujet plus tard) : Matthew Barney plongé dans son cremaster, Yves Klein et ses femmes-pinceaux, Jan Fabre (un belge qui mérite son poids d'attention) qui trempe une femme à poil et à poigne dans l'huile pour la faire danser-glisser, Emil Nolde en transe, et enfin, fin d'expo près de la sortie, Jérome Bel, un bel agitateur de corps et d'esprits dont je recommande la vision jouissive de cette vidéo (surtout avec le morceau "I like to move it")

 

Découverte musicale sur laquelle je me remue sur mon siège en écrivant tout ça, dans mon cagibi-bureau : Beck "loser", j'adore.

Tag(s) : #Egarements sous contrôle

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