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Extrait du dévidoir : 

Lundi : je regarde (web) le travail de Deroubaix croisé à Beaubourg chez les permanents (avec d’autres « jeunes » que je ne connaissais pas), né 72 à Lille et qui vit travaille à Berlin (LE lieu « in » qui abrite les artistes dont pas mal de français).

Travail où je vois des requins, des os rigolos, vanité à toutes les sauces, de la symbolique morbide et/ou politique-naïve, des références tendances… et où, encore, je ne vois pas grand chose. Je passe devant Ryman (1930) Ellsworth Kelly (1923) et un paquet d’autres qui me traînent moyennement en tête, tous les nés autour de 1930 (comme mon papa), plongés dans une abstraction, vide.

 

Photo0420.jpgSuiveurs d’un expressionnisme abstrait déluré, porté très haut par la puissance financière. Un Pollock premier jet, avec ses plumes d'indien, qui me séduit. Je m’arrête comme à confesse dans la salle des Duchamps, hat rack et fontaine, qui disent ou prédisent la suite, dans le vide. Et ratés, de moteur, des copieurs, en herbe. Retrouve le repas de Daniel Spoerri croisé enfant, dans le sud chez Maeght (le même ?). Pic-nic collé sur sa nappe et mis sous verre, à la verticale.

 

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Apprécie la liberté fraiche et tuante de Nikkie de ST Phallus.

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Réfléchis à l'éponge de Klein, non pour le bleu que la photos noircit, mais plus pour l'éponge, qui devrait habiter ma prochaine tentative de roman...

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Stationne devant un Chagall, des Bacon, Kupka, Kandinsky (celui autour de 1910, après moins mon trip), un Braque après digestion d'un Picasso en sauce (le billard, très matière), un Picasso-baveur noyé par son obsession sexuelle, mortifère.

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Un mariage en route ?

Je vois un Poitevin (photographe paysagiste GF, que des branchés disent à tort abstrait pour faire effet) et un Peter Doig, vu il y a peu plus largement dans une expo toute à lui, un retour à une certaine figuration, liquide. 

 

 

Je revisite ensuite mon site, et ce que je peignais à l’age d’un Deroubaix actuel. Ma série de cloches (qui encore me touche pareil, malgré la distance et la naïveté de l’expression... ma peur et ma compassion étrangement mélangées dans la texture, nouées par le trait qui hésite), ou… mes références à moi (plus larges et émiettées). Mes huiles (et ses exigences qui expriment les miennes)… Moins les moyens et moins d’espace, ce qui impliquent ces formats petits (comparés aux Deroubaix et à ceux courants aujourd'hui, qui séduisent l’élite).

L’huile, et mon parcours d’autodidacte avec aucun contact, en parfait autiste incomplet, continuation du gamin qui continue à dessiner seul dans son coin, recoin d’être, à l’ombre du papa en pleine lumière… m’empêche de tenir tête, d’exister. D'être crédible ?

 

Mais… de plus en plus, me tient cette idée que l’Art, qui s’expose, se vend, existe aux yeux de mes contemporains ne vaut pas mieux, pas pire, que mon travail depuis plus de 20 années (juste le temps qu’un autodidacte trouve seul ses marques, ses techniques, son expression… une impression et une empreinte, du sens collé à ma semelle) 

 

L’évidence du jour : ne me console en rien, de rien. Vu et recroisé en peu de temps la semaine passée, au Louvre, Orsay, Beaubourg, galeries, un tas de connaissances, découvertes, ma famille plate et peinte, qui me cause sans dire mot. Me disent et répètent les fondamentaux de ce que je suis, et surtout, de ce que je dois être plus encore. La vision de cette famille me remet à l’esprit que certains, même reconnus tôt, n’ont accompli à mon sens leur vrai travail que tard, parfois au seuil de leur œuvre, une vie. Que je dois persister et ne pas lâcher ce chemin de merdre (Ubu M'ha-bite, sur mon or-bite ?), qui fleure bon l’huile et ses medium. Méta-gag sur destinée de comète au seuil d'un état comateux... effet comique ?

 

Même si compliqué à « gérer » dans un quotidien, que ce travail et ses tics font sourire mes proches, parfois compatissants ou qui m’ignorent dans ce que je vis vraiment, persuadés de la qualité d’accessoire pour penser ce que je crée, même si totalement exclus d’un marché, des tendances, d’une idée persistante d’un Art-système cadré par des marchands, même si je revendique ma particularité dans la plus totale indifference, timides ou polis soutiens, je dois me tenir tête pour ne pas ma laissé convaincre et croire à l’insignifiance absolue de mon travail, d’hier, d’aujourd’hui et plus encore, de demain.

 

Faire, avec du PQF tonifié, jusqu’à ma fin. Une fin pour donner de la cohérence à mon espérance, "affolée", fin évidemment Poétique et moins Quantique que très très Floue…

 

 

PQFment résolu,

Mars et avril... mai ? Juin ? Je peins et j'écris, exclusivement PQF.

moinerveuxtHierry 

Tag(s) : #Egarements sous contrôle

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