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16
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160 /109 de tension, 

 

avec un cœur qui bat trop vite, au repos.

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Je range, les objets, des papiers, dans ce lieu, dans ma tête.

Je lave.

Je regarde autour de moi.

Seul.

 

 

J’angoisse de partir, d’ici, je crois.

Tendu.

 

 

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Mon atelier, et un abri, puis une tanière. Un refuge. Pour les tableaux, mes écritures, moi et mon blabla.

 

L’atelier du 16 rue Montbauron. Près du réservoir, de la piscine, à 4 brasses à peine. Je sais ce que je perds, ce que je vends. Je me souviens ce que j’ai peint, écrit, bricolé, rêvé, « ici »… que je vends. Me vends ?

Issue ficelle qui me coupe le souffle, me noue la gorge, serre le cœur. Seul avec ça, tout ça. Miettes de mémoire qui me grattent dans mon sommeil. Gravats. Pas grave ? Non. Pas simple.

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J’attends la date de signature de « l’acte authentique », vente finale du 16.

 

En 2016 ? ou 17 ?

 

Avec impatience… et avec ce sentiment que je vois mal, ne peux pas dire. Sentiment que je ressens tout flou.

 

Un truc plein de mon échec, avec de la joie, du chagrin, ma peur et puis .. un tas d’autres ingrédients trop nombreux pour que j’arrive à distinguer.

 

Ici, la mort de mon père il y a 16 années et, ce tableau, après une longue abstinence. Tout bleu de Prusse mêlé à des terres brûlées ou naturelles, des ocres, ses derniers tubes que j’avais précieusement gardés. Après avoir déposé ses derniers pinceaux et brosses aux poils durcis dans sa dernière boite, en bois. 

Ses tubes que je vide sur cette planche, petite, sombre, qui cache un soleil ... une lune ? Une lueur, un effet un éclat, quelques photons en errance. Quelque chose. Je peux revoir, ici, ce qui me traverse la tête, chaque geste, les odeurs d'huiles et téreb, revivre des hésitations, comment tout se libère dans mon expression, abstraite, douce et violente à la fois.

 

 

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Un tableau qui encore m’obsède, me navigue loin, loin. Au-delà ?

 

La mort de l’ami, 2ki qui me rend visite avec sa dernière amie, ici, et les dadas, la pétanque, le sud et les barbecue, des nuits blanches, étoilées sur une route sinueuse près de Volvic. Mort de Pierre, nos derniers échanges, épistolaires, que je lis ici, ses conseils, avis, des mots. Arvo Part. Tout est ici, matérialisé et fantôme. des sons, un courant d'air, la brume sur Versailles, sur les toits. Où se dessine à peine, tout au fond, le toit de la chapelle royale. 

 

Et pas mal de n’importe quoi, un chaos … qui fait source, eau bouillonnante, écume glacée … chaos où je navigue sur radeau, au hasard, à l’émotion, à l’instinct. Des ivresses, des espérances toujours folles, des ... 

 

Ici.

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Quitter ce 16 m’arrache quelque chose, qui m’échappe, m’a toujours échappé. Un truc essentiel à mon être ? Ou pas ?

 

Parce que,

Je ne sais plus ce que je suis là, ici.

Et maintenant.

Sous cette ardoise lisse et grise...

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