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Entre bleu net, gris de suie, blanc nuage et, arc-en-ciel. Tout fou tout flou. Tout moi ?

Entre bleu net, gris de suie, blanc nuage et, arc-en-ciel. Tout fou tout flou. Tout moi ?

extrait de "quand le pion sera fou" - essai de roman, avorté. 

 

 

Liste de vers

 

  • Qui gigotent à blanc, rampent
  • Feu de l‘esprit qui cloque
  • Dans sa métrique étriquée
  • En tranches que je grille, me clopent
  • Ne riment à rien
  • Il nettoient mon crâne, troué
  • Poncé au courant d'air
  • De la matière des songes ET, d’un rêve
  • Me voilà lisse,
  • Que cet os hier encore plein
  • d'images froissées
  • d'illusions déchirées
  • Peurs gluantes, explosées

 

  • Lisse et glissant,
  • Un toboggan pour mes vers
  • Qui s'éclatent dans la pente
  • Rotent et pètent
  • À mon souvenir, digéré.

Avril 2014 :

 

 

Je rentre dans le rang

Clown funeste, en peinture

Mangé par les couleurs

Rogné par ma fantaisie

Je rentre dans le cadre

Tout chiffonné, brouillon

Menotté par le temps,

Une montre et une cravate

À laquelle je me pends

Groggy par ma démesure

Je dégrise derrière ma grille,

de chiffres.

Déjà mort ou

Tout comme.

Seul dans ce que je suis.

Dans ce que je crée… à peine.

Elle m’accompagne,

Elle me tient la main,

la mort ou ma sœur

je traîne des pieds

Comme hier je voulais la retenir à la vie,

Repousser esquiver tromper le néant

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

Mai 2014

 

 

Je coule tout à fait.

Je pense à la surface, vaguement.

Aux vagues, essentiellement.

Une écume, au chaos bien salé

Au ciel, aussi, ses nuages et sa turbulence

Par endroits :

Quelques éclairs, mes fissures dans l’espace.

Miroir qui tremble mon image,

Un dessein affolé, couleurs fleur et abysse

Du scintillement, des points de fuite, des échappées

Je grille à la surface.

La passion brûle.

Dessous, je coule.

Je l’imagine encore un peu, la surface

Face triste où s’efface mes traces

Dans le trait d’une ride, d’une envie

Mes envies toutes déglinguées

J’imagine, je la pense

Mais je ne l’envisage plus.

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

 

18 juin 2014 :

 

 

 

L’ennui, tout plein

Plus de sous et pas d’issue.

Espérance envolée

Confiance à plat

Mon être éparpillé, plus là.

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

22 août 2014 :

 

 

Sous un être, je fouille

Dans une épaisse couche d’humus

Et sans résultat,

Me voilà mangé par une armée d’insectes

Décomposé.

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

 

 

 

 

 

Dimanche 21 septembre 2014 :

 

 

 

Comme une inondation

Après un raz-de-marée

Sans l’eau, la mer, l’iode

Sans l’horizon

Dans une cage, un cadre, Paris

Habillé d’une camisole

Tout flotte, épars, partout

Quelque part, où ?

Moi qui ne me ressemble plus

Un être dérive, gonflé, noyé

Accroché à un radeau, de mots,

Gluants, dégoulinent sur l’écran

Avec pour clandestins, des crabes

Qui découpent leur ration,

Des poissons qui grignotent ce qui

Pendouille, dépasse, déborde,

quand tout déconne.

Apnée générale. Plus rien à respirer.

N’importe quoi à l’emporte-pièce.

Même pas mal !

J’attends un dénouement.

 

18 juin 2014 :

L’ennui, tout plein

Plus de sous et pas d’issue.

Espérance envolée

Confiance à plat

Mon être éparpillé, plus là.

22 août 2014 :

Sous un être, je fouille

Dans une épaisse couche d’humus

Et sans résultat,

Me voilà mangé par une armée d’insectes

Décomposé.

Dimanche 21 septembre 2014 :

Comme une inondation

Après un raz-de-marée

Sans l’eau, la mer, l’iode

Sans l’horizon

Dans une cage, un cadre, Paris

Habillé d’une camisole

Tout flotte, épars, partout

Quelque part, où ?

Moi qui ne me ressemble plus

Un être dérive, gonflé, noyé

Accroché à un radeau, de mots,

Gluants, dégoulinent sur l’écran

Avec pour clandestins, des crabes

Qui découpent leur ration,

Des poissons qui grignotent ce qui

Pendouille, dépasse, déborde,

quand tout déconne.

Apnée générale. Plus rien à respirer.

N’importe quoi à l’emporte-pièce.

Même pas mal !

J’attends un dénouement.

 
textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

 

Le 1er juillet, ou la nuit qui précède ?

Maman est morte.

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

 

25 sept. 14 :

 

 

Apnée sur Paris

Je respire à l’économie, car ici tout m’use

Me tue

Ecoutilles fermées, voiles tombées

J’apprivoise le rance et courtise mes barreaux

J’oublie l’horizon et j’écoute mon cœur

A la peine.

Le chagrin m’emprisonne

La mort me tient compagnie et

Me raconte des blagues douteuses

Ne pas sourire

Cela pourrait l’encourager à d’autres fredaines…

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

 

 

 

16 octobre 2014 :

 

 

Bateau papier plié

Je navigue à vue, de myope

Astigmate hypermétrope presbyte.

Les 4 de la panoplie bigleuse

Je vois tout en Flou, déformé

Mystérieux et à imaginer, 4 fois

4 horizons difformes, pliés, cachés

Le flux de ma vie, dans un courant d’air

Je multiplie le vrai par le faux

Total incertain ou incohérent

Qui m’équilibre dans la chute.

Sans quille, je navigue à cru

À dada sur mon bateau plié,

Tout en papier détrempé, froissé

Yeux buvard, cœur torché

Gorgé d‘encre qui colle mes mots

Qui taisent le sens, les pleurs comme les rires

Perdu et à la dérive, le texte s’effiloche

À l’encre noire qui pèse, me peine

Embrouille mes visions, en feu

Enflamme le foie, ma foi

M’en fous … Je pète de l’âme.

Et vent au cul, je surfe sur l’écume.

Au nez, je navigue à l’instinct

Je crève ma vie à 4 horizons, 4 bulles

Où bouillonnent des mers anarchiques

Sur mon bateau de papier plié, je me déplie,

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

 

 

 

Samedi 29 nov 2014, 4h :

 

Comment j’ai raté ma vie.

J’aurai dû naître ailleurs que dans ce bois, entouré de brésiliennes où errent la nuit des frustrés de la vie ou le jour, des dingues du dérailleur. En Bretagne par exemple et être supporter de « l’en avant », football, Guingamp, goinfre de pâté Hénaf. Me passionner pour « question pour un champion ». En devenir UN, étalon-champion, LE champion forcené à force de lecture appliquée et visée. Pas comme j’ai lu, n’importe quoi que j’ai lu. Jamais dans les clous. Clous chrétiens et patentés. Tout gaffé du début comme un travers que je vois droit. Je vois mal. Je vois myope, flou, tordu. Jamais comme il faut, comme les autres, me noie, me broie… et m’isole.

Regarder la TV, que du superficiel. Made in usa si possible. Regarder « friends », obsolète et se saouler au rouge, pas blanc ni pétillant ni exotique, puis s’inventer des amis, une vie bien molle qui se rêve en totalité. No limit dans l’illusion. S’en contenter, s’en rassasier.

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

 

 

 

29nov 2014

 

 

Expo qui sauve (ce) qui peut

C'est vrac et patatrac

beaucoup de trac

Panique et titanic

J'écume

Comme un tic

Et pas tactique...

Qui seulement craque

Je mise tapis.

Invasion de fantômes

Dans une vie qui fuit de partout.

À coup sûr pathétique

Je bégaie

SOS au lasso

Me salope l'existence

Issue chagrinée

Je ...

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

 

Samedi 13 dec 2014, sur la route :

Un peu disparu, l’idée de totalement disparaître m’apparaît plus abordable. L’idée de… plus rien, presque digeste. Ma raison, presque, assimile.

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014

jeudi 25 décembre 2014, Noël :

Un peu disparu, l’idée de totalement disparaître m’apparaît plus abordable. L’idée de… plus rien, moins dramatique, presque digeste. Ma raison digère mieux.

Disparaître aux autres, presque ça, déjà.

Mais à moi-même, pas encore…

Suffit de peu… ou de trop déjà ?

Tellement fragile et tellement addicted à la vie.

Accro comme un fou et dedans, dehors, fissuré de partout.

Pourtant,

Le simple soleil sur mon visage, le cri d’une mouette sur un ressac de mer calme au pied de la jetée où j’écris, assis sur du gros caillou de grès rose, colmate ici ou là, les manques de matière, d’esprit. Je m’épate du constat. Je trouve l’effet magique, un joli tour de passe-passe. Ou naturel, vraiment naturel et donc, vraiment magique. Vital.

Je sais l’effet éphémère, juste « ici ou là » sur le fil de temps, tendu, où je m’équilibre à peine.

C'est quand même bien.

textes à courre / vrac - cru / millésime 2014
Tag(s) : #Egarements sous contrôle

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