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No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...

J’essaye de rassembler, moi, mon travail, des pensées sur une possible future créature sous la forme de quatre panneaux 90x90. Quatre fois... 

No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...

 

  • Le premier, pour contenir cette image-mémoire: une photo décolorée de ma sœur ma mère, une peluche qui est mon ours et moi. Nous quatre. Image à décomposer pour autre chose de plus intime encore, jusqu’à paraître universel ou infini, hors le temps et ma propre mémoire. Rien de précis. Sur le comment, quoi exactement. Flou.

 

  • Le second pour l’ourson et mon enfance. Autoportrait par échos, vibrations, et ondes lointaines. Fossilisé. Ourson abîmé, borgne à une seule oreille. Sans bouche et le poil blanchi. Ours devenu polaire. Voire bipolaire. Dedans et autour, un viking, mon cosmonaute et l’indien, enluminure d'un Georges-Sisyphe qui s’échine contre un dragon burlesque. LE Méta-gag pQf. Dans ce désordre joyeux, ma part de « figuration libre », d’influences et illusions douchées. Du trait, du contenu, des raccourcis, des ricochets. Mon bric à brac qui ne tient pas debout, ne vaut pas un clou, juste posé sur rien. Equilibre de la mémoire bancale qui nourrit une vie.

 

  • Le troisième, pour le corbeau, Vincent et une vision choc somnanbule, un lien magique et illusoire, mon ami fantôme qui me relie à l’ami mort, Amsterdam, un tableau 50x100. Une anecdote et antidote au vide. Un corbeau géant, une ombre massive et volante, pour dire des corbeaux : une traversée du parc Brassens, du styx, où une voix sous ondes, Charon, me dit que j’ai perdu ma mère. Que plus personne, ici-bas, pour me la trouver.  Il me tend sa main pour le rejoindre sur son bateau de papier. Corbeau immense, irréel qui me plume ma raison. Des gris des noirs des bavures d’encre et des mots qui dérapent. La perte du sens. Le paradigme qui se casse, un paradis qui s’évapore. Une chanson des Beatles : black bird. Une image figée qui fredonne.

 

  • Le quatrième, un arbre, l’hêtre sur mon chemin vers la mer, la Manche. À son pied de racines noueuses, un humus épais où mes idées se décomposent, assis là, une armée d’insectes me bouffent, déjà. Comme dans cet endroit où se rassemblent toute ma vie, en peinture, mots, couleurs et rognures d’imaginaire. Que je ne peux pas ranger, tellement rempli de mon échec, un chagrin, des blessures. Mon être tout confus. Qui, sous mes yeux destroy à quatre handicaps, disparaît dans le miroir.
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...

Mon père hémerge au fond de sous le toit-moi, avec son animalerie pour dire au galop et à tire d'aile, ma vie et une apnée qui n'en finit pas.

 

 

 

 

 

 

 

Au fond de mon crâne : plus que ce vague projet de travail, plat, de quatre panneaux de 90x90. A répéter quatre fois...

 

Je sais parfaitement que très probable que tout cela me glisse de la tête. Et ne passera pas le cap d’une pensée floue, bloguée. Je sais comme une intuition que je suis arrivé au bout. Arrivé à rien, mais au bout. Que peut-être plus rien derrière, après, dessous… un humus. Et plus que ce temps à vivre pour divaguer encore, un peu, dans ce no man’s land. Ce territoire tout plein de chiffres, d’illusions morcelées, difformes, d’espérances vides.

 

Ou alors ? Une issue ? Mais que je ne devine pas. Ne soupçonne pas... 

No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
No man’s land...
Tag(s) : #Egarements sous contrôle

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