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Le chat qui chasse, en rêve, les mots-souris qui gigotent dans tous les sens... piégés dans des cages-papier en équilibre.

Le chat qui chasse, en rêve, les mots-souris qui gigotent dans tous les sens... piégés dans des cages-papier en équilibre.

Mes "textes à courre", me testent encore. M'y replonge aujourd'hui. J'entame ce truc très pQf le 26 octobre 2006. Envie d'écrire librement, follement, passionnément. Sans direction, pour libérer. Sans envie de partager ça, d'être lu. Qui me lit encore ? Un artiste tsigane qui s'affectionne ? Une muse qui se désespère et se lasse ? Une druidesse en quête d'un farfadet ? Ou donner à lire... plus tard, les miettes. Beaucoup plus tard quand l'audacieux se révélera à mon os, rongé, dedans la moelle encore un peu grasse d'un délire créatif. Un absolu bricolé, vodkanisé, éruptif. M'y replonge (et j'aime lire ça, avec ce décalage du temps, des espérances et désespérances) alors que je réfléchis de plus en plus à ce travail d'écriture-lecture que je métabolise depuis tellement longtemps : l'expérience K. Sans parvenir à embrayer. Panne d'essence.

 

K pour Karamazov. Les frères. Du pur pQf. Quand plus envie de plaire, mais seulement de dire. D'écrire comme on aime, on se passionne, on se brûle. Pas de cadre, de limite, pas d'infini mais seulement l'instant et l'instinct, la vie. Envie pure et déraisonnée. D'aimer. De vivre. Encore un peu juste pour voir, pour le spectacle. L'expérience K à pousser jusqu'à son terme. Une dérive totale. Après avoir tirer la chasse d'eau. Après digestion de tout le reste. mes restes.

 

Textes à courre. Chasse pleine de pages. Toutes perdues dans la mémoire molle d'un ordi. Perdues d'avance. Combien de pages déjà ? 100 ? 400 ? Bien plus ? Je ne compte pas. ça, je m'interdis "formellement" de le compter. Souvent denses. Souvent bâclées et pleines de pensées ou idées glissantes. Toujours floues. Terriblement claires. Ma clarté intime, perso, illisible, sincère, remuante. 

 

 

Eugène Leroy - et la SURFACE des êtres, de la vie, de la création. Le flou de l'existence, sans mise au point possible. pas nécessaire. La croûte, la poussière, la trace, l'illusion. Une lumière. Un mirage. Une image.
Eugène Leroy - et la SURFACE des êtres, de la vie, de la création. Le flou de l'existence, sans mise au point possible. pas nécessaire. La croûte, la poussière, la trace, l'illusion. Une lumière. Un mirage. Une image.

Eugène Leroy - et la SURFACE des êtres, de la vie, de la création. Le flou de l'existence, sans mise au point possible. pas nécessaire. La croûte, la poussière, la trace, l'illusion. Une lumière. Un mirage. Une image.

le 26 octobre 2006, le texte qui inaugure cette longue série de textes très foutraques :

 

 

Ma Chasse – qui dit trace dit « chasse » ?

 

 

A dada à cru

Galope et salope l’envol.

M'Icare un labyrinthe.

Bien carré dans mon crâne vide.

Me perd. tant mieux !

 

Je pars en chasse :

Textes à courre où

J'écorche à vif

Matraque empale étripe, selon inspiration,

des mots...

Qui couraient

Libres sauvages, et incrédules

Et là, crevés.

 

Plus qu’octets à 8 têtes

 

Trempés au Styx aux yeux et nez d’Érèbe

et Nyx, paman décati

Et pas gaffé comme Thétis, avec Achille

Ebouillantés jusqu’au trognon,

le pied inclus, pas compté.

Ne compte plus,

Mes mots,

 

Que je cuis, cuisine, puis

Tire la chasse d’encre

 

Vers béance où flotte ma barque,

Tombe vagues à l’âme

Coule l’écume de mes globules

L’anse de mon néant,

Épatant.

 

Eugène Leroy à Lille
Eugène Leroy à Lille
Eugène Leroy à Lille

Eugène Leroy à Lille

ce samedi 17 mai, dans cette série :

 

 

La surface

 

Je coule tout à fait.

Je pense à la surface, vaguement.

Aux vagues, essentiellement.

Une écume, au chaos bien salé

Au ciel, aussi, ses nuages et sa turbulence

Par endroits :

Quelques éclairs, mes fissures dans l’espace.

Miroir qui tremble mon image,

Un dessein affolé, couleurs fleur et abysse

Du scintillement, des points de fuite, des échappées

 

Je grille à la surface.

La passion brûle.

Dessous, je coule.

 

Je l’imagine encore un peu, au-dessus

Face triste où s’efface mes traces

Dans le trait d’une ride, d’une envie

Mes envies toutes déglinguées

J’imagine, je la pense

La dévisage tandis que je dévisse.

 

Je ne l’envisage plus.

 

Mes "textes à courre"
Mes "textes à courre"
Mes "textes à courre"
Tag(s) : #Egarements sous contrôle

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